Modern & Contemporary Art Exhibitions in Charleroi
Discover contemporary and modern art exhibitions in Charleroi. Our exhibition guide helps you explore museums, galleries, and artist-run spaces showcasing modern and contemporary art. Whether you're an art enthusiast or a curious visitor, stay informed about what's happening in the art scene in Charleroi.
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On now in Charleroi
- Icône de la sculpture en France, Anita Molinero (Floirac, 1953) travaille uniquement à partir d’objets manufacturés qu’elle récupère après usage. Souvent qualifiée de " punk", sa pratique se caractérise par des gestes brutaux et
Sculpture is not dead
Until 3 Jan 2027

BPS 22
Museum / institution
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- Présenté dans la salle 1 [LINK text='Télécharger le plan' href='https://www.museephoto.be/uploads/Pdf/MuseumMap.pdf'] Vernissage : 23 mai à 18h30 [TITLE CLASS='titleexhibition headline' TEXT='Éclats de familles'] Depuis les premiers battements de la photographie, la famille s’est immiscée, naturellement, au cœur de l’image. Devant l’objectif des daguerréotypes, on se fait souvent photographier avec son entourage. À mesure que les amateurs éclairés explorent les possibilités de l’appareil, les proches – parfois malgré eux – deviennent des modèles improvisés. En 1888, lorsque Kodak lance un appareil simple d’utilisation, l’intention est de permettre à chacun de devenir le gardien de ses propres souvenirs, un archiviste discret d’instants saisis au sein du foyer, contribuant à la création de ce que l’on appellera plus tard les « archives familiales ». Mais comment photographie-t-on aujourd’hui ceux qui nous sont chers? Quel regard porte-t-on sur les siens, sur les liens qui nous unissent, ou parfois nous échappent? La photographie familiale continue-t-elle de n’évoquer que des bonheurs figés, ces instants qui ont bien souvent été choisis dans les décennies passées pour remplir les albums? Ou bien, à l’heure où la notion même de famille se redessine, se réinvente, se cherche ailleurs, l’image devient-elle un outil pour interroger, déconstruire, révéler les failles et les silences? Et où se situe cette ligne fragile, presque imperceptible, entre souvenir personnel et geste artistique? C’est à ces questions que l’exposition Éclats de familles tente de répondre, en se tournant vers des photographes contemporains, ceux qui font vaciller les certitudes, qui capturent les éclats – de rire, de voix, de larmes, de mémoire – d’une famille plurielle, mouvante et parfois réimaginée. Onze photographes belges, ou établis en Belgique, investissent les cimaises du Musée de la Photographie avec comme point commun de faire partie de la famille qu’ils photographient, multipliant les regards, les filiations et les formes d’appartenance. Pour certains, l’acte photographique s’inscrit dans un quotidien rythmé par le désir de suspendre le temps, de capter les siens au fil des jours et de construire une mémoire visuelle. Chrystel Mukeba immortalise ainsi le quotidien de ses enfants et photographie la tendresse des liens familiaux et la profondeur des gestes simples. Entre l’Italie de ses origines et la Belgique de son présent, Pascal Sgro compose un carnet photographique où le banal devient trace et fragment de mémoire sensorielle. Annabel Werbrouck explore les fragiles équilibres de la rencontre et de l’apprivoisement mutuel entre un enfant et sa famille d’accueil, un foyer qui devient, peu à peu, lieu de reconstruction. Les images des proches de Matthieu Marre cherchent, au fil des années, à révéler une intériorité sensible et une profondeur spirituelle plutôt que de documenter le réel. Pour d’autres, la famille n’est pas au centre de leur pratique artistique, mais un événement particulier les amène à s’y intéresser plus profondément. La fin de vie de ses parents, décédés à neuf mois d’intervalle, pousse Philippe Herbet à orienter son regard photographique vers l’intime, où l’absence se fait palpable. Nick Hannes propose un journal visuel, réalisé pendant le confinement, où il saisit les moments de joie simples et inattendus au cœur de sa famille, dans une époque fortement bouleversée. Par moments, la photographie devient un moyen d’explorer les fragilités qui traversent la famille. Avec un regard singulier, Olivier Cornil saisir le poids des silences qui tapisse les liens familiaux. Anne De Gelas, quant à elle, explore la transformation des gestes et des échanges à mesure que son fils grandit. Enfin, les thèmes de l’archive et de la mémoire occupent une place centrale au sein des récits familiaux. Simen K. Lambrecht revisite la mémoire de sa grand-mère à travers ses lettres et des paysages ruraux flamands, mêlant souvenirs, fiction et réalité. De son côté, Erell Hemmer aborde le deuil du père et la nécessité de défier l’oubli en portant une attention particulière au jardin familial, devenu lieu de mémoire. Quant à Camille Carbonaro, elle se plonge dans ses racines méditerranéennes en abordant la transmission matrilinéaire, les gestes, les traditions et les mémoires familiales, un ensemble de préoccupations que l’on retrouve également dans les publications de sa maison d’édition, Macaronibook. Accompagnée des regards croisés d’autres photographes – au fil de livres ou d’images issues des collections du Musée de la Photographie – Éclats de familles tisse, par touches fragmentées, un récit autour du geste de photographier les siens, proposant, sans prétention d’exhaustivité, les éclats multiples de la famille dans la photographie contemporaine belge. Commissariat Adeline Rossion
Éclats de familles
Ended 27 Sept 2026
Musée de la Photographie
- Les photographies de Vincent Catala ne coïncident pas avec les représentations classiques, voire officielles, du Brésil. Les stéréotypes lumineux de joie, de rythme, d’exotisme, de prospérité ou a contrario de misère qui entourent ces discours ignorent le visage du pays que l’artiste présente dans ses images. Et c’est là que réside leur force. Île Brésil procède d’une expérience de longue durée. L’instant décisif est ici une construction lente et élaborée qui se confond intimement avec la vie du photographe, résidant au Brésil depuis quinze ans. Ces dix dernières années, il a patiemment radiographié les trois environnements principaux où il s’est enraciné. Le premier se situe dans la Zone Ouest de Rio de Janeiro, une périphérie distante des représentations habituellement associées à Rio. Le deuxième se joue dans le Grand São Paulo, l’immense périphérie circulaire de la plus grande ville d’Amérique latine. Le troisième a pour cadre Brasília (et son hinterland), une capitale miniature et périphérique par définition. En photographiant « l’infra-ordinaire » d’un monde désormais devenu le sien, Vincent Catala nous entraîne dans les marges anonymes des trois principales villes brésiliennes. Inlassablement parcourus à pied, en moto ou en bus, ces territoires ni misérables ni riches, immenses et peu densément peuplés, sont des espaces que l’on retrouve partout au Brésil, bien qu’ils ne soient jamais montrés. Dans ces lieux sans frontières ni centres, le sentiment d’isolement n’est pas seulement géographique, mais aussi subjectif, mental. La métaphore de l’insularité semble omniprésente. On éprouve la sensation d’une attente, peut-être d’une fatalité. Comme un instant figé avant l’imminence d’une éruption. De quoi s’agit-il? Vincent Catala ne cherche pas à répondre à cette question, bien qu’il l’énonce dans ses photographies. Dans un texte puissant qu’il a consacré à Île Brésil, l’écrivain brésilien João Paulo Cuenca propose une explication. « Dans le pays qui n’a pas fait sa révolution et refuse de transformer définitivement en Histoire son passé esclavagiste et ethnocidaire, le progrès est une illusion, les droits ne sont pas garantis et le désespoir n’explose jamais. Les habitants sont comme prisonniers d’un présent permanent, sans conscience du passé ni projection vers un futur véritablement neuf. » Entre protocoles rigoureux de prise de vue et errances instinctives, Vincent Catala capte l’ambiguïté d’un pays-continent où la lumière éclaire autant qu’elle occulte. Les territoires traversés, pièces complémentaires d’un même puzzle, restituent la temporalité dilatée et la complexité du projet. Une installation audiovisuelle, réunissant son et image animée, prolonge et élargit l’univers visuel dépeint par l’auteur.
Vincent Catala. Île Brésil
Ended 27 Sept 2026
Musée de la Photographie
- La photographie a souvent cherché ses figures singulières, ses artistes marginaux à la manière des Douanier Rousseau, Facteur Cheval ou Aloïse, pour enrichir ses catégories. Pourtant, ce n'est pas avec Marcel Bascoulard qu'elle trouvera sa « photographie brute ». Loin d'être un autodidacte, cet homme érudit, poète et ancien élève d'une école d'art, a mené une existence hors du commun, marquée par une quête artistique et personnelle. Installé à Bourges, ville du Cher qui tolère ses excentricités, Bascoulard a illustré ses rues à l'encre de Chine et au pinceau, parcourant ses quartiers sur un tricycle bancal. Sa vie, marquée par deux tragédies – le meurtre de son père par sa mère lorsqu'il avait moins de vingt ans, et son propre assassinat en 1978 – reste une énigme. Pourquoi cet homme, qui troquait ses œuvres contre de la nourriture sans chercher à les exposer, s'est-il tourné vers la photographie et l'autoportrait? Pourquoi ces tenues excentriques – jupes, chasubles, chapeaux – qu'il confectionnait ou assemblait, et qui semblent être au cœur de ses clichés? Était-il un couturier improvisé, créant un catalogue de mode dont il était à la fois le modèle et le metteur en scène? Pendant trente ans, Marcel Bascoulard a exploré son image à travers un protocole rigoureux. Ses autoportraits le montrent adossé à des feuillages, devant des murs délabrés ou dans des arrière-cours. Parfois, il prend place dans un salon bourgeois, vêtu comme une villageoise endimanchée, sacoche au bras. Toujours, il semble chercher à capturer une essence de lui-même, un dialogue silencieux avec son propre reflet. Si l'on peut être tenté d'associer son œuvre à celle de Cindy Sherman ou Claude Cahun, les comparaisons s'arrêtent vite. Contrairement à Sherman, qui se dissimule derrière des masques, Bascoulard ne cherche pas à disparaître. Et, à la différence de Cahun, il ne semble pas interroger les notions de genre ou d'identité. Ses autoportraits, loin d'être une quête narcissique, pourraient plutôt être l'expression d'une solitude profonde, choisie dès ses vingt ans. En se photographiant, il semble vouloir exister pleinement, loin des conventions sociales, dans un espace où il peut être lui-même. L'œuvre photographique de Marcel Bascoulard, longtemps négligée au profit de ses dessins, a failli disparaître. Conservée dans des conditions précaires, elle a survécu malgré les déménagements et les aléas de la vie. Certains négatifs sont perdus à jamais, et des tirages ont été sauvés in extremis des flammes. Pourtant, cette œuvre fragile et miraculeusement préservée nous offre un regard unique sur un artiste qui, malgré une vie tragique et marginale, ne pouvait sombrer dans l'anonymat. Marcel Bascoulard nous invite à réfléchir sur l'identité, la solitude et la manière dont l'art peut devenir un refuge, un espace de liberté. À travers ses photographies, il continue d'exister, nous laissant entrevoir les fragments d'une vie hors du commun.
Marcel Bascoulard
Ended 27 Sept 2026
Musée de la Photographie
- Pour cette nouvelle édition de la Galerie du Soir, notre choix s’est porté sur Michela Cane. Un peu partout dans le monde, le foot fait courir les foules et flamber les passions. Mais nulle part autant qu’à Naples, on ne communie dans le culte d’un seul et même dieu du ballon rond : Diego Armando Maradona. Michela Cane n’était pas née lorsque « el pibe de oro » enflammait le public napolitain. Pourtant, c’est au culte qu’on lui voue aujourd’hui qu’elle consacre un étonnant travail auquel les visiteurs sont invités à participer. « A priori, je n’ai absolument rien en commun avec Naples » explique-t-elle. « Je suis née dans un petit village de 200 personnes dans les Alpes italiennes. Dès mes 12 ou 13 ans, j’ai commencé à photographier tout ce qui m’entourait. Notamment dès qu’on partait avec l’école. Je suis née et j’ai grandi dans le monde des smartphones et je photographiais en digital. L’argentique est venu plus tard. » Attiré par l’univers de la création, elle étudie dans un lycée artistique. « Je ne sais pas d’où ça m’est venu. Absolument personne ne s’intéressait à ça dans mon entourage. Mais j’ai su très tôt que je voulais partir, voir d’autres univers et la photographie m’a aidée à le faire. » Le grand saut a lieu au moment du covid. « Je voulais quitter l’Italie. À cause de la manière dont les choses étaient gérées dans mon pays et en raison du fait qu’on y trouve peu d’écoles d’art. Ou alors des écoles « professionnalisantes » où on ne s’intéresse qu’à la photo de mode. Donc j’ai regardé ce qu’il y avait ailleurs et j’ai découvert La Cambre à Bruxelles. » Curieusement, c’est par ce biais qu’elle va retourner en Italie. Et plus particulièrement à Naples. « Il y avait un projet pour la Maison de l’Histoire européenne, auquel les étudiants de La Cambre participaient. Je devais travailler sur le thème de « la fabrication d’un héros ». Deux photographes reconnus proposaient des séries sur Jean-Paul II pour l’un et Kemal Ataturk pour l’autre. La religion et la politique! Qu’est-ce que je pouvais apporter en plus? Maradona m’a semblé approprié. C’est l’aspect populaire. Et c’est pourquoi j’ai voulu proposer un projet auquel les visiteurs peuvent participer. » Des stickers façon images Panini sont en effet disponibles, invitant chacun à prendre part à une gigantesque fresque. Au cœur de celle-ci, Maradona évidemment. « Dans le foot, ce qui m’intéresse, c’est le regard des gens. La passion. Et ça, on la ressent directement à Naples. Je viens du Nord mais j’ai des amis très proches à Naples et j’y vais souvent. Son image m’a beaucoup intéressée, de même que ce qu’il a représenté pour les Napolitains. J’ai réalisé toutes mes images durant la semaine anniversaire de sa mort où des événements ont lieu dans toute la ville. Il y a des célébrations, pas très éloignées des célébrations religieuses. Il est fêté comme un dieu, avec des chants à sa gloire. C’est un vrai culte, une vénération qui unifie les gens les plus divers. Et en même temps, il y a des événements sportifs, une grosse fête au stade, etc.» Si l’idée d’utiliser des images d’archives l’a intéressée au départ, elle y a rapidement renoncé. « C’était inutile par rapport à mon projet. Je n’ai utilisé que ce que j’ai vu sur place. C’est fou le nombre d’images de lui qui circulent, sous toutes les formes, partout dans la ville. N’importe qui peut aller à Naples aujourd’hui et voir ce que j’ai vu. La photo m’a poussée à aller sur les lieux où il a vécu, où des choses importantes se sont passées, dans des bars où on expose comme des reliques des objets qu’il aurait touchés...» Une quête qui a donné naissance à un incroyable patchwork d’images sous le titre « Chi ama non dimentica ». Celui qui aime n’oublie pas...
Michela Cane. Chi Ama Non Dimentica
Ended 27 Sept 2026
Musée de la Photographie
- Dans le film Placeholder, l’artiste Alex Schuurbiers propose une voie pour maintenir l’équilibre face à l’absence : celle d’une mère, d’un souvenir, de quelque chose de tangible. Des mains tiennent des pierres, des mains serrent d’autres mains. Les images oscillent entre rêves et souvenirs, déformées et transformées par le temps. Placeholder a été créé dans le cadre de recherches cinématographiques sur les réalités hybrides et les supports physiques du temps, traitant de la mémoire et de sa représentation dans les œuvres cinématographiques. Le film a été sali et enterré afin d’étudier l’effet de la matière organique et du passage du temps sur les images recueillies. Placeholder cherche à approfondir la compréhension des structures narratives cycliques et non hiérarchiques en relation avec le subconscient et la mémoire.
Alex Schuurbiers. Placeholder
Ended 27 Sept 2026
Musée de la Photographie