Modern & Contemporary Art Exhibitions in Mouans-Sartoux
Discover contemporary and modern art exhibitions in Mouans-Sartoux. Our exhibition guide helps you explore museums, galleries, and artist-run spaces showcasing modern and contemporary art. Whether you're an art enthusiast or a curious visitor, stay informed about what's happening in the art scene in Mouans-Sartoux.
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On now in Mouans-Sartoux
- Romain RAVERA, La possibilité d'un site, 2025 © Courtesy de l'artiste Si les caryatides voûtées sous les balcons, lasses de soutenir, décidaient de sortir de leur destin figé, si sous leur coquille minérale condamnée à la paralysie éternelle se cachait un squelette couvert de muscles qui prenait vie sur les façades, propulsant dans leurs artères de calcaire un sang bouillonnant dont les pulsations lentes allaient au rythme d’un cœur d’airain, apportant chaleur et mouvement à leurs corps inertes, alors, comme ultime acte de révolte, elles pourraient s’abandonner à une danse des décombres, laissant s’écrouler des villes entières, faisant rouler sous leurs pas les ruines de l’ancien monde. On peut se promener à travers les palais de sa mémoire, pour mieux comprendre ce qui est à l'œuvre : des milliers d'images circonscrites dans autaut de lieux, s'imbriquent en expansion symbiotique et structurent la pensée. On érige alors de véritables palais mentaux où l'on rejoue des scènes métaphysiques. Si ces scènes traversent les époques et les individus, les palais, eux, sont propres à chacun. C'est notre manière d'appartenir au monde qui influence sa forme, sa materialité, son architecture. Les architectures autoroutières font partie des éléments qui influencent Mon palais mental. Et plus précisement lorsqu'elles sont inachevées. La possibilité d'un site présente ces fragments d'architectures d'autoroutes à échelle réduite. Inspirées de l'« Ecomostri », ce phénomène désigne des édifices inachevés, laissant un squelette de béton dans le paysage. Vestiges de l'Italie des années 70, ces structures incomplètes sont télescopées dans un espace d'exposition, leur rang est réévalué. La lumière froide des néons révèle un béton frais et lisse, ainsi qu'un métal brillant reflétant une image évanescente d'un lieu d'exil doux-amer. Je les qualifie de «doux-amer» car la bétonnisation de nos villes contribue à rendre le monde inhabitable. Les sites d'extraction et de production de ce matériau devenu hégémonique m'apparaissent comme des visions concrètes d'un avenir dystopique. On retrouve ces éléments dans la série Maillon d'accouplement. Cette série est composée de dispositifs qui capturent des images de cimenteries sérigraphiées. À travers un plexiglas teinté, la lumière noire révèle une image iridescente de leur architecture. Ces sites, aux allures dantesques, façonnent l'architecture moderniste et évoquent, de manière presque prophétique, les ruines en devenir des villes que nous habitons.
Dancing Caryatid
Until 25 Oct 2026

EAC
Museum / institution
- Virginie Barré, À la mer, le bonheur, les enfants, 2023 © Courtesy Loevenbruck, Paris © Adagp, Paris 2026 vernissage • vendredi 5 juin à 18h Commissariat : Fabienne Grasser-Fulchéri, directrice de l'eac. Artistes : Virginie Barré, ainsi qu'une sélection d'œuvres des artistes de la collection Albers-Honegger : Max Bill, Matti Braun, Marcelle Cahn, Sonia Delaunay, Ingeborg Lüscher, Aurelie Nemours, Meret Oppenheim, Gerrit Thomas Rietveld, Wilhelm Wagenfeld, Peter Wigglesworth... Artiste active depuis le milieu des années 1990, Virginie Barré déploie un univers où la mise en scène théâtrale joue un rôle central. Sa pratique est pluridisciplinaire et mêle dessin, sculpture, installation, en passant par la bande dessinée et le cinéma. Son travail explore les thématiques du rêve, du danger et de la frontière fragile entre réalité et fiction. Nourrie de références historiques et artistiques, sa démarche se distingue par une ironie subtile, donnant lieu à des scènes de tragédies en suspens où la mort et le grotesque s'entrelacent. Son œuvre procède d'une remise en jeu particulièrement agile et féconde des formes et des récits, dans une approche de l'abstraction à la fois joyeuse et colorée, toujours ouverte à de nouvelles lectures et temporalités. Sa pratique dialogue donc étroitement avec le cinéma. Des films comme Le rêve géométrique ou Nos corps sont des rivières (2022) proposent une vision élargie de l'abstraction géométrique, dans un esprit de comédie musicale évoquant parfois celui de Jacques Demy ou de Shana Moulton. On y retrouve un univers très coloré, traversé de formes géométriques, de ballets et de costumes, dans une esthétique qui fait également écho à l'esprit du Bauhaus, à partir d'un vocabulaire formel simple et de couleurs primaires. Mettre les formes en mouvement, les activer, constitue ainsi un principe central de son travail. Ce principe se prolonge au sein de l'exposition Absolue de rose où l'artiste a conçu un projet en résonance avec le site, sensible notamment au travail paysager de Gilles Clément dans le parc. Le titre de l'exposition Absolue de rose renvoie, dans le vocabulaire de la parfumerie, à l'essence la plus concentrée, patiemment extraite de la fleur. À Mouans-Sartoux, la rose de mai était cultivée pour sa fragrance rare dont on en tirait l'absolue, cet extrait pur et dense. Les graines, les fleurs et les formes végétales traversent la pratique de l'artiste depuis plusieurs années. Elle les cueille, les peint, les collecte et les représente, conservant ainsi la mémoire du vivant, du geste et du temps. De nouveaux personnages souples en tissu, dans la lignée des mannequins des années 2000, apparaissent sous le titre Les sentinelles de la joie. Des talismans portant les couleurs d'une comédie musicale La plage des dames — en cours d'écriture — apparaissent, tandis que des colliers en papiers découpés ou surdimensionnés déploient leurs rythmes et leurs variations. Des vêtements-œuvres peints, pour le travail d'atelier comme pour aller à la plage, viennent ponctuer cet ensemble. Des dessins aquarellés se développent en écho aux artistes Sonia Delaunay, Sophie Taeuber-Arp, Charlotte Perriand et Valentine Schlegel. Ce processus, fait d'allers-retours, donne naissance à des modules à la croisée de la sculpture et de l'installation, en résonance avec ses recherches autour du costume, de la danse et du cinéma. Absolue de rose s'inscrit dans l'histoire du lieu, entre abstraction et expérience sensible. L'artiste a développé pour l'exposition de nouvelles pièces, en collaboration avec Lucy Morrow - céramiste, René Barré, son père, pour la création de perles en terre cuite et de pièces en bois tournées. Par ailleurs, profondément inspirée par la collection Albers-Honegger, Virginie Barré a souhaité pour cette exposition, « à sa manière de composer avec le vivant, les couleurs et les matières », émailler sa proposition d'une sélection d'œuvres, pour engager un dialogue fécond entre sa pratique et les œuvres de la collection, notamment avec les artistes femmes comme Meret Oppenheim, Aurelie Nemours, Sonia Delaunay ou encore Marcelle Cahn, dans une attention portée à des champs parfois minorés tels que les arts décoratifs, l'illustration ou les arts appliqués. Absolue de rose propose un mélange des genres où le domestique côtoie l'art, où le quotidien est étroitement intriqué à la pratique artistique, particulièrement lorsque l'on est artiste, femme et mère. L'exposition s'annonce ainsi comme une proposition particulièrement vibrante et riche de nouvelles perspectives.
Absolue de rose
Until 15 Nov 2026

EAC
Museum / institution
- À l’occasion du centenaire de la naissance de François Morellet (1926–2016), un ensemble d’événements rend hommage à cet artiste majeur au sein d’institutions françaises liées à son oeuvre. L’exposition « Amitié choisie : François Morellet et la collection Albers-Honegger » présentée à l'eac. met en lumière les liens intellectuels, artistiques et amicaux qui unissaient l’artiste au couple de collectionneurs Gottfried Honegger et Sybil Albers, dont l’engagement a profondément marqué la reconnaissance de l’abstraction concrète en Europe. Artiste autodidacte et prolifique, François Morellet s’impose comme l’une des figures majeures de l’abstraction géométrique et du minimalisme en France. Travaillant principalement avec des formes élémentaires et une grande variété de matériaux — acier, néon, ruban adhésif, grillage ou bois — il entend contrôler le processus de création et démystifier la mythologie romantique de l’art et de l’artiste inspiré en revendiquant une méthodologie rigoureuse, objective et souvent teintée d’humour, où chaque choix découle d’un principe préétabli, parfois même ouvert au hasard. Son espièglerie transparaît jusque dans les titres de ses oeuvres, riches de jeux de mots et de détournements. Cette position, teintée d’humour et d’esprit critique, trouve une résonance particulière auprès de Gottfried Honegger et Sybil Albers. La relation entre Morellet et le couple de collectionneurs dépasse largement le cadre d’un simple soutien : elle repose sur une véritable communauté de pensée. Partageant une même conception de l’art comme champ d’expérimentation structuré, affranchi de l’expressivité subjective et fondé sur des principes lisibles, cette proximité intellectuelle et humaine se retrouve dans la représentation de l'artiste dans la collection Albers-Honegger.
Amitié Choisie : François Morellet et la collection Albers-Honegger
Until 22 Nov 2026

EAC
Museum / institution
- Exposition basée sur le partenariat de résidence avec la Albers Foundation partenariats média [LINK text='ARTE' href='https://www.arte.tv/fr/'] [LINK text='Le Monde' href='https://www.lemonde.fr/culture/'] [LINK text='Télérama'' href='https://www.telerama.fr/arts-expositions/'] [LINK text='La Strada Magazine' href='https://www.la-strada.net/'] — [LINK text='dossier de presse • FR' href='http://www.espacedelartconcret.fr/sites/default/files/2026-03/DP_Fonda.%20AJ%20Albers_23.03.2026.pdf'] [LINK text='Press release • EN' href='http://www.espacedelartconcret.fr/sites/default/files/2026-03/DP_Fonda.%20AJ%20Albers_2026_EN.pdf'] Artistes : Annie-Marie Akussah, Marie Hazard, Sumiko Oé-Gottini, Vico Persson, Charlotte von Poehl, Damien Poulain, Enrique Veganzones ainsi qu'une sélection d'œuvres d'artistes de la collection Albers-Honegger : Josef Albers, Carl André, Robert Barry, hartmut Böhm, Matti Braun, Marcelle Cahn, Antonio Calderara, Christo, Jean-François Dubreuil, Helmut Federle, Auguste Herbin, Gottfried Honegger, Sol LeWitt, Richard Paul Lohse, Richard Long, Piero Manzoni, Aurelie Nemours, Jean-Pierre Raynaud, Niele Toroni Pour ce nouveau cycle de relecture, l’eac. invite sept artistes internationaux issus de résidences de la [LINK text='Josef & Anni Albers Foundation' href='https://www.albersfoundation.org/foundation/residencies'] à dialoguer avec les œuvres de la collection Albers-Honegger. Les artistes sélectionnés sont invités à se plonger dans la collection en choisissant une dizaine d’œuvres avec lesquelles ils se sentent en « résonance ». Ces choix viennent s’enrichir de leurs propres travaux afin qu’un dialogue s’instaure au-delà des techniques, des médiums utilisés et de la barrière du temps et de l’espace. Cette exposition est le fruit d’un nouveau partenariat entre l’eac. et le programme de résidence de la Josef & Anni Albers Foundation. Les principales missions de la Josef & Anni Albers Foundation sont la préservation et la promotion de l’œuvre de Josef et Anni Albers, ainsi que le soutien à la création contemporaine à travers ses programmes de résidence déployés aux États-Unis, en Irlande et au Sénégal. Dans ce cadre, l’exposition met en lumière des pratiques artistiques contemporaines nourries par l’héritage moderniste, tout en révélant la diversité des regards portés aujourd’hui sur la couleur, la forme, la perception et les processus de création. Chaque artiste développe une approche singulière, construisant un parcours sensible où les œuvres historiques de la collection Albers-Honegger deviennent des points d’ancrage, de friction ou d’inspiration. L’exposition invite ainsi le public à une expérience de circulation entre les œuvres, où se croisent références, correspondances formelles et intuitions personnelles. En favorisant ces mises en relation, l’eac. poursuit sa réflexion sur l’activation de la collection Albers-Honegger et sa capacité à générer de nouveaux récits et de nouvelles lectures à l’aune de la création contemporaine.
Les résidents de la Fondation J & A. Albers
Until 21 Feb 2027

EAC
Museum / institution