Luxembourg
Casino Luxembourg Forum d’Art Contemporain
On now
- Artiste(s) Bianca Bondi Curateur(s) Kevin Muhlen, Stilbé Schroeder Notes on Weathering de Bianca Bondi (née en 1986 à Johannesburg, Afrique du Sud ; vit et travaille à Paris) inaugure le cadre très spécifique de la programmation FORA pensée dans le cadre du trentième anniversaire du Casino Luxembourg. Ce projet évolutif, conçu par l’artiste pour les sous-sols du Casino Luxembourg, s’étend sur une année, affirmant une temporalité particulière – souterraine, continue, silencieuse. Habituellement inaccessibles au public, les espaces souterrains du Casino Luxembourg constituent un environnement singulier marqué par l’humidité, l’obscurité et la minéralité. Ce milieu actif, soumis aux aléas continus du temps, engendre dégradations, dépôts, corrosion et transformations. Aussi, le terme anglais weathering désigne des processus discrets mais irréversibles par lesquels les matières se transforment sous l’effet du temps. Dans Notes on Weathering, ces phénomènes ne sont ni représentés ni mis en scène : ils sont accueillis comme des forces à l’œuvre, capables de modifier progressivement les matériaux, les formes et les relations entre les éléments. Le mot notes suggère quant à lui une approche documentaire, fragmentaire et ouverte. Le projet ne se présente pas comme une œuvre unifiée ou stabilisée, mais comme une succession d’observations, de traces et d’états transitoires, répartis dans l’espace et dans le temps. La pratique de Bianca Bondi trouve dans cet écosystème une résonance profonde. Son travail s’appuie sur des matériaux sensibles aux conditions qui les entourent, activés par des phénomènes de réaction, d’altération et de propagation. Les œuvres se développent comme des systèmes ouverts, soumis à l’action du milieu et à une temporalité étendue, échappant aux logiques de contrôle, de conservation et de visibilité immédiate.Description
Notes on Weathering
Until 10 Jan 2027

- Artiste(s) Christoph Meier, Ute Müller Curateur(s) Stilbé Schroeder Cet automne, à l’occasion du 30e anniversaire du Casino Luxembourg, les artistes Christoph Meier et Ute Müller auront carte blanche pour interroger la notion même de forum. Combinant les fonctions d’une scène, d’un laboratoire et d’une sculpture sociale, leur installation prendra la forme d’un amphithéâtre accessible au public qui remet en question les hiérarchies spatiales traditionnelles et met en avant l’action collective. Ici, les frontières entre scène et coulisses, public et artistes, centre et périphérie sont appelées à s’estomper. Occupant l’ensemble du premier étage du Casino Luxembourg, l’exposition ne se limitera pas à un espace clos, mais entend mettre le processus créatif au cœur même du projet. Conçue comme une structure propice aux rencontres spontanées et à la co-création, elle offrira un espace d’expérimentation, d’échange et d’engagement collectif. Elle fonctionnera ainsi comme un laboratoire temporaire où la réflexion, la construction et l’action collectives deviennent visibles. Tout au long de son existence, le projet n’évoluera pas selon un scénario fixe, mais au gré de rythmes changeants, développant un récit temporel permettant à l’espace de rester ouvert, visible et adaptable. L’œuvre pourra ainsi être revendiquée par tous ceux et toutes celles qui l’activent par leur présence. Il en résulte une sculpture sociale en constante évolution, où réflexion, construction et engagement collectifs se mêlent à des moments performatifs, sociaux et transformateurs. Ce processus vise à favoriser de nouvelles formes de dialogue ainsi que des expériences collectives et partagées qui s’étendront au-delà de l’espace à proprement parler.Description
The Hearth Room
Until 10 Jan 2027

- Artiste(s) Emile Demerliac Pipes have their ways est une installation sonore à air qui utilise des matériaux industriels courants — tuyaux d’arrosage, tubes PVC, hottes de ventilation. Elle invite le public à produire des sons collectivement, dans une expérience à la fois sensorielle, ludique et sociale. Le projet revisite l’héritage de l’opéra et les techniques de l’orgue traditionnel à travers une approche contemporaine et ouverte, où la mécanique devient terrain d’expérimentation et de rencontre.Description
Pipes have their ways
Until 10 Jan 2027

- BÉBÉ TREK est conçu exclusivement en matériaux naturels (bambou, pierres volcaniques,...) et travaillé de façon à être manipulable par les enfants. La designer Flora Koel s'inspire de la thématique de la découverte, plus précisément de la randonnée. Son œuvre tend à mettre l'enfant dans une position d'explorateur en suivant son instinct à travers la déclinaison de matières qui lui sont proposées. Plusieurs manipulations d'objets sont prévues : percussions, hochets, anneaux, tissages ainsi que des jeux d'éveil et d'enfilage. Les médiateur·trice·s qui animent la séance proposent à l’enfant et à sa famille une expérience sensorielle et une exploration des différents aspects de la matière et de ses composantes, quelle soit minérale, végétale ou synthétique. Biographie de Flora Koel Flora Koel est diplômée d’un DNAT textile à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon (2014) puis d’un DNSEP objet à l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne (2017). Elle s’installe au contact des plantes et des arbres pour construire ses pièces. En utilisant des matériaux locaux, cette designer insère ses œuvres dans le temps de l’espace. « Revenir à une nature sauvage, sans supprimer la technologie, est une préoccupation concrète qui consiste à ne pas reculer, mais à avancer dans une autre direction pour inventer la vie et le travail», dit-elle pour affirmer sa volonté de travailler dehors avec les ressources locales. « Collaborer avec la nature plutôt que la déraciner de manière automatique » précise Flora. Son immersion dans la nature l’a amenée à repenser son métier de designer. Flora nous invite à prêter attention à la fragilité des matériaux naturels, à leurs potentialités et à leurs usages qu’elle détourne. Imaginer une pratique autonome mène à une création plus sauvage, plus libre qui se détache de l’industrie de masse et assoie une position responsable au producteur et au récepteur. Coordination : Véronique Kesseler Médiation : Nadina Faljić et Laura Kieffer avec le soutien des médiateur·rice·s indépendant·e·s.Description
Bébé Trek
Until 10 Jan 2027

Recent past exhibitions
- Le préfixe « post- » a été largement utilisé au cours du vingtième siècle dans des termes comme le postimpressionnisme, le poststructuralisme, le post-modernisme, le post-colonialisme, etc. L’affixe « post- » invite à analyser ce qui a été accompli dans le passé pour réfléchir à de possibles continuités ou césures dans l’après/dans l’avenir. Ces réflexions peuvent adopter une dimension critique – comme dans le cas du post-colonialisme – ou, au contraire, proposer une évolution. Par exemple, le post-rock ne rejette pas le rock : il en représente une transformation, une réinvention, une réinterprétation des codes établis précédemment. Ainsi, ce moment au Casino Luxembourg, que nous avons intitulé Post-, est l’occasion de développer une réflexion en amont sur ce qui s’est joué en aval, dans le cadre du Casino Display, l’espace de recherche et de résidence du Casino Luxembourg. Cette réflexion s’articule autour de deux axes principaux : d’une part, autour du Post-Master, qui aborde les enjeux liés à la présentation et à la transmission de la recherche artistique ; d’autre part, ce que nous nommons les Post-Résidences, qui explorent la manière dont des œuvres et des idées émergentes, réalisées dans un contexte de résidence, continuent à vivre et à se transformer par la suite. Post- cherche à la fois à faire le point sur ce qui a été et à envisager ce qui pourrait être. Le suffixe « post- » n’annonce donc pas une fin, un accomplissement ; il symbolise un devenir en perpétuel mouvement.Description
Post-
Ended 7 Sept 2026
- La somme de mon seum repose sur une image unique et continue : une théière traditionnelle portée à ébullition. Tournée sur pellicule analogique, l'œuvre développe, par accumulation de pression plutôt que par relâchement, une montée lente et subtile de la tension — une colère qui couve. Le texte, structuré en quatre parties, retrace des expériences de racisme vécues à seize, vingt-et-un, vingt-six et trente-et-un ans. Chaque fragment s'attarde moins sur l'événement lui-même que sur sa persistance : le travail intérieur d'un corps et d'un esprit qui tentent encore de comprendre ce qui ne peut être entièrement nommé. La fumée traverse le cadre, puis le déborde, refusant toute forme de containment. La pratique de Mehdi Zion s'ancre dans les procédés filmiques analogiques et non chimiques, explorant la lumière, le temps et les propriétés intrinsèques des matériaux. La somme de mon seum prolonge cette recherche dans un registre politique et affectif, en suivant ce qui s'accumule, se comprime, puis finit par se dissiper dans l'air ambiant.Description
La somme de mon seum
Ended 6 Sept 2026
- Artiste(s) Émilie Brout & Maxime Marion, Sandro Berroy, Jacky Connolly, Mélanie Courtinat, Justine Emard & Jean-Emmanuel Rosnet, Dana Kavelina, Guillaume Menguy, Josèfa Ntjam, Seunghyun Park, Sergio Razorade, Ásta Fanney Sigurðardóttir, Emilija Škarnulytė, Natalia Stuyk, Theo Triantafyllidis, Lu Yang Curateur(s) Kevin Muhlen L’exposition Screentime/s explore la manière dont les environnements numériques contemporains – jeux vidéo, images générées, mondes immersifs, réalités virtuelles – deviennent des espaces de réactivation, de transformation et d’invention de récits symboliques. À travers ces dispositifs se rejouent des structures mythiques anciennes – figures de métamorphose, récits d’origine, états liminaux, relations entre humains et non-humains – reconfigurées par les technologies actuelles et projetées vers des imaginaires contemporains ou futurs. Le projet interroge la façon dont des technologies, telles que le rendu en temps réel, la réalité virtuelle ou la génération algorithmique d’images, transforment nos imaginaires culturels, reconfigurent les formes de subjectivité et modifient nos manières de percevoir, de croire et de faire l’expérience du réel dans la durée. Ces technologies n’agissent pas seulement sur le présent immédiat, mais inscrivent l’expérience dans des temporalités multiples où se superposent mémoire, anticipation, héritages culturels et projections générationnelles. Au cœur de Screentime/s se trouve une reconsidération critique de l’écran, passé désormais de simple surface de diffusion à une interface active et générative, une membrane psychotechnique à travers laquelle se construisent des identités hybrides, des réalités spéculatives et des formes de narration visuelle ouvertes. L’écran devient à la fois médium et interface, espace rituel et appareil de fabulation, participant à la production de nouvelles conditions d’expérience qui brouillent les frontières entre le réel et le virtuel, le visible et l’imaginaire, le corps et le synthétique.Description
Screentime/s
Ended 7 Jun 2026
- Artiste(s) Rari Matei Curateur(s) Filipa Lima Conçue comme un intérieur confiné visible à travers cette petite fenêtre, l’œuvre montre une pièce miniature présentant un Hermaphrodite endormi. L’installation introduit le public dans une dynamique voyeuriste : il est autorisé à regarder à travers la fenêtre, mais il lui est impossible d’entrer dans l’espace ou de s’approcher de la figure endormie de quelque manière que ce soit. Cette impossibilité de tourner autour du corps ou d’accéder à autre chose que le fragment visible impose une limitation volontaire du point de vue. Ce qui se déploie est un dialogue presque dichotomique entre le spectateur et la figure exposée, instaurant une tension entre le désir de proximité et les barrières structurelles qui l’empêchent. L’Hermaphrodite endormi devient une figure suspendue entre visibilité et silence. Ici, le sommeil ne représente pas le repos, mais devient plutôt une mise en scène. Le corps étendu au sol, esthétisé et composé, est offert au regard du spectateur comme un objet de contemplation. Cette forme de sommeil accentue une immobilité presque sculpturale — celle que la société impose souvent aux corps qui existent au-delà du binarisme de genre. Si le corps peut sembler paisible, son immobilité figée le transforme en spectacle, en objet décoratif exposé. S’inspirant du livre de Paul B. Preciado, The Sleeping Hermaphrodite: Waking up From a Lethargic Confinement, cette léthargie ne résulte pas d’une cause naturelle mais sociale. Les systèmes médicaux, juridiques et artistiques, par exemple, encadrent l’ambiguïté de genre comme quelque chose à classer ou à mythologiser — en la nommant, en la catégorisant et en l’exposant — jusqu’à ce que son immobilisation paraisse volontaire, se transformant ainsi en stratégie de contrôle. Elle devient un moyen de neutraliser ce qui pourrait autrement remettre en cause les normes établies. Ce projet demeure ainsi sur le seuil entre l’immobilité de la sculpture et son (potentiel) éveil. Ainsi, tandis que notre intellect, mû par le besoin de catégoriser, entre finalement en conflit, nos formes corporelles et nos âmes s’harmonisent sans heurt.Description
The Sleeping Hermaphrodite
Ended 31 Mar 2026
- Durant la pandémie, Nora Cristea et Vincent Schneider, designers basés à Berlin lancent la plateforme d'art en ligne CAT (Contemporary Artist Things) avec pour ambition d’apporter notoriété et soutien à la scène artistique contemporaine émergente. Avec leur exposition €AT, le Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain transpose dans l’espace institutionnel cette initiative curatoriale et offre une visibilité nouvelle aux artistes présent·e·s sur la plateforme. Pensée comme une allégorie d’un dîner où dialoguent création et accessibilité, l'exposition rassemble sur deux grandes tables – à la manière d'un banquet – le travail d’une cinquantaine d’artistes internationaux à travers un large catalogue d’œuvres proposées en éditions limitées et disponibles à l’achat à des prix avantageux. L’intégralité des recettes est reversée aux artistes, affirmant ainsi l’engagement total du Casino Luxembourg en faveur de la création contemporaine émergente. Spécialement conçues pour l’exposition, plusieurs éditions inédites seront dévoilées par les artistes Angélique Aubrit & Ludovic Beillard, Vanessa Brown et Mariechen Danz dont les productions ont été réalisées avec le soutien du Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain.Description
€AT
Ended 15 Feb 2026
- Artiste(s) Alexander Ruthner, Andi Fischer, Angélique Aubrit & Ludovic Beillard, Aniara Omann, Arthur Löwen, Conny Maier, David Schiesser, Dennis Buck, Felix Schroeder, Grégory Sugnaux, Hanna Sophie Dunkelberg, Immanuel Birkert, Istihar Kalach, Ivan Perard, Jan Zöller, Jane Garbert, Janes Haid-Schmallenberg, Johannes Bendzulla, Katharina Höglinger, Katharina Schilling, Laura Welker, Lito Kattou, Lukas Thaler, Maria Schumacher, Mariechen Danz, Mary-Audrey Ramirez, Maximilian Kirmse, Max Kreis, Merav Kamel & Halil Balabin, Mevlana Lipp, Monika Grabuschnigg, Nadia Barkate, Nschotschi Haslinger, Peter Oliver Wolff, Petros Moris, Philip Hinge, Ralph Schuster, Robert Brambora, Sangun Ho, Siggi Sekira, Tanja Nis-Hansen, Tenki Hiramatsu, Tim Plamper, Tom Król, Ulrich Okujeni, Vanessa Brown, Vika Prokopaviciute, Wieland Schönfelder, Wolfgang Matuschek, Zuzanna Czebatul Curateur(s) Nora Cristea, Vincent Schneider Pendant la pandémie, Nora Cristea et Vincent Schneider, un duo de designers et de curateurs basé à Berlin, ont développé la plateforme artistique en ligne Contemporary Artist Things – CAT dans le but de donner de la visibilité et du soutien à la scène émergente de l'art contemporain. Avec l'exposition €AT, le Casino Luxembourg – Forum d'art contemporain déplace cette initiative curatoriale dans l'espace institutionnel, offrant ainsi aux artistes une nouvelle visibilité Pensée comme une allégorie d’un dîner où création et accessibilité entrent en dialogue, €AT se veut à la fois métaphorique, inclusive et ouverte. Porté par Nora Cristea et Vincent Schneider, sous le commissariat de Kevin Muhlen, ce projet rassemble le travail d’une cinquantaine d’artistes internationaux à travers un large catalogue d’œuvres proposées en éditions limitées et disponibles à l’achat à des prix accessibles. Présentées sur deux grandes tables à la manière d’un banquet visuel, les œuvres sont disposées de façon horizontale dans un geste scénographique qui réaffirme l’égalité de traitement entre les artistes exposé·e·s. Chaque pièce, objet ou édition devient le support d’une expérimentation singulière, à la croisée de l’art, du design et de la culture populaire €AT est un jeu de mots entre le verbe anglais « to eat » – qui renvoie à la scénographie du banquet – et l’acronyme CAT (Contemporary Artist Things). En ajoutant au « C » les deux traits du symbole de l’euro (€), €AT souligne avec subtilité la dimension économique sous-jacente des spéculations du marché de l’art international face aux approches alliant dimension sociale et culture de soutien. Listées avec leurs tarifs, les œuvres peuvent être acquises sur simple demande à l’accueil du Casino Luxembourg. L’intégralité des recettes sera reversée aux artistes et au fonctionnement de la plateforme d’art en ligne Spécialement conçues pour l’exposition, plusieurs œuvres inédites seront dévoilées par les artistes Angélique Aubrit & Ludovic Beillard, Vanessa Brown et Mariechen Danz dont les productions ont été réalisées avec le soutien du Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain. Une invitation a été lancée à Vanessa Brown par Kevin Muhlen ; à Mariechen Danz par Nora Cristea et Vincent Schneider ; et à Angélique Aubrit & Ludovic Beillard par Agnes Gryczkowska, curatrice de l’exposition Theatre of Cruelty présentée au Casino Luxembourg à partir du 15 novembre 2025, dont les deux artistes feront partie Commissaire : Kevin Muhlen Toutes les œuvres peuvent être acquises sur simple demande à l’accueil du Casino Luxembourg ou en ligne sur www.contemporary-artist-things.com Partager Facebook Twitter EmailDescription
Expositions Casino Display périscope | Créations in situ
Ended 8 Feb 2026
- L’exposition Theatre of Cruelty s’ancre dans la vision radicale du théâtre expérimental de l’artiste français Antonin Artaud (1896-1948), dont elle tire son nom. Conçu dans les années 1930, ce théâtre ne cherchait pas à présenter des fictions polies, mais à purifier spirituellement le spectateur en contournant la raison au profit du corps, des sens et des émotions extrêmes – à la manière d’un exorcisme ou d’un ancien rite. Pour Artaud, la « cruauté » n’était jamais qu’un simple spectacle sanguinaire, mais plutôt une intensité implacable – une exigence de confronter l’existence à sa crudité, sa souffrance, son extase et à son lien à la mort. Dans un monde où la douleur est esthétisée et la souffrance consommée comme contenu, son appel à déchirer le rideau et à révéler ce qui se cache dessous n’a jamais été aussi urgent. En résonance aux œuvres d' Artaud, l’exposition réunit des artistes de générations et de disciplines variées – Ed Atkins, Angélique Aubrit & Ludovic Beillard,Tobias Bradford, Romeo Castellucci, Pan Daijing, Tadeusz Kantor, Liza Lacroix et Michel Nedjar. À travers le théâtre, la performance, le son, la peinture, la sculpture, la vidéo et l’installation cinétique, leurs œuvres refusent tout confort narratif et mettent en scène des actes d’exorcisme qui perturbent et dérangent, incarnant la mélancolie existentielle, le langage fracturé, la force du geste et l’énergie primitive qu’Artaud avait imaginée. À propos d'Agnes Gryczkowska Agnes Gryczkowska est une commissaire indépendante, écrivaine et musicienne. Elle est diplômée en histoire de l’art et titulaire d’un master en histoire de l’art moderne, commissariat et critique d’art de l’Université d’Édimbourg. Entre 2019 et 2022, Agnes Gryczkowska a été commissaire des expositions Amnesia Scanner: Anesthesia Scammer (2019) et Holly Herndon: PROTO (restaged) (2019) à la LAS Art Foundation de Berlin. Elle a également été commissaire au Schinkel Pavillon de Berlin, où elle a organisé les expositions HR Giger & Mire Lee (2021) et Sun Rise|Sun Set (2021). Dernièrement, elle a été commissaire de l’exposition Au-delà (2023) à Lafayette Anticipations, à Paris. Agnes Gryczkowska a également été enseignante invitée et mentor pour les étudiant·e·s à la Royal Danish Academy et au programme BPA// Berlin pour artistes. Photo : Angélique Aubrit & Ludovic Beillard, Une solitude vraiment terrible, 2024, Galerie Kostka, PragueDescription
Theatre of Cruelty
Ended 8 Feb 2026