Mouans-Sartoux
EAC
On now
- Romain RAVERA, La possibilité d'un site, 2025 © Courtesy de l'artiste Si les caryatides voûtées sous les balcons, lasses de soutenir, décidaient de sortir de leur destin figé, si sous leur coquille minérale condamnée à la paralysie éternelle se cachait un squelette couvert de muscles qui prenait vie sur les façades, propulsant dans leurs artères de calcaire un sang bouillonnant dont les pulsations lentes allaient au rythme d’un cœur d’airain, apportant chaleur et mouvement à leurs corps inertes, alors, comme ultime acte de révolte, elles pourraient s’abandonner à une danse des décombres, laissant s’écrouler des villes entières, faisant rouler sous leurs pas les ruines de l’ancien monde. On peut se promener à travers les palais de sa mémoire, pour mieux comprendre ce qui est à l'œuvre : des milliers d'images circonscrites dans autaut de lieux, s'imbriquent en expansion symbiotique et structurent la pensée. On érige alors de véritables palais mentaux où l'on rejoue des scènes métaphysiques. Si ces scènes traversent les époques et les individus, les palais, eux, sont propres à chacun. C'est notre manière d'appartenir au monde qui influence sa forme, sa materialité, son architecture. Les architectures autoroutières font partie des éléments qui influencent Mon palais mental. Et plus précisement lorsqu'elles sont inachevées. La possibilité d'un site présente ces fragments d'architectures d'autoroutes à échelle réduite. Inspirées de l'« Ecomostri », ce phénomène désigne des édifices inachevés, laissant un squelette de béton dans le paysage. Vestiges de l'Italie des années 70, ces structures incomplètes sont télescopées dans un espace d'exposition, leur rang est réévalué. La lumière froide des néons révèle un béton frais et lisse, ainsi qu'un métal brillant reflétant une image évanescente d'un lieu d'exil doux-amer. Je les qualifie de «doux-amer» car la bétonnisation de nos villes contribue à rendre le monde inhabitable. Les sites d'extraction et de production de ce matériau devenu hégémonique m'apparaissent comme des visions concrètes d'un avenir dystopique. On retrouve ces éléments dans la série Maillon d'accouplement. Cette série est composée de dispositifs qui capturent des images de cimenteries sérigraphiées. À travers un plexiglas teinté, la lumière noire révèle une image iridescente de leur architecture. Ces sites, aux allures dantesques, façonnent l'architecture moderniste et évoquent, de manière presque prophétique, les ruines en devenir des villes que nous habitons.Description
Dancing Caryatid
Until 25 Oct 2026

- Virginie Barré, À la mer, le bonheur, les enfants, 2023 © Courtesy Loevenbruck, Paris © Adagp, Paris 2026 vernissage • vendredi 5 juin à 18h Commissariat : Fabienne Grasser-Fulchéri, directrice de l'eac. Artistes : Virginie Barré, ainsi qu'une sélection d'œuvres des artistes de la collection Albers-Honegger : Max Bill, Matti Braun, Marcelle Cahn, Sonia Delaunay, Ingeborg Lüscher, Aurelie Nemours, Meret Oppenheim, Gerrit Thomas Rietveld, Wilhelm Wagenfeld, Peter Wigglesworth... Artiste active depuis le milieu des années 1990, Virginie Barré déploie un univers où la mise en scène théâtrale joue un rôle central. Sa pratique est pluridisciplinaire et mêle dessin, sculpture, installation, en passant par la bande dessinée et le cinéma. Son travail explore les thématiques du rêve, du danger et de la frontière fragile entre réalité et fiction. Nourrie de références historiques et artistiques, sa démarche se distingue par une ironie subtile, donnant lieu à des scènes de tragédies en suspens où la mort et le grotesque s'entrelacent. Son œuvre procède d'une remise en jeu particulièrement agile et féconde des formes et des récits, dans une approche de l'abstraction à la fois joyeuse et colorée, toujours ouverte à de nouvelles lectures et temporalités. Sa pratique dialogue donc étroitement avec le cinéma. Des films comme Le rêve géométrique ou Nos corps sont des rivières (2022) proposent une vision élargie de l'abstraction géométrique, dans un esprit de comédie musicale évoquant parfois celui de Jacques Demy ou de Shana Moulton. On y retrouve un univers très coloré, traversé de formes géométriques, de ballets et de costumes, dans une esthétique qui fait également écho à l'esprit du Bauhaus, à partir d'un vocabulaire formel simple et de couleurs primaires. Mettre les formes en mouvement, les activer, constitue ainsi un principe central de son travail. Ce principe se prolonge au sein de l'exposition Absolue de rose où l'artiste a conçu un projet en résonance avec le site, sensible notamment au travail paysager de Gilles Clément dans le parc. Le titre de l'exposition Absolue de rose renvoie, dans le vocabulaire de la parfumerie, à l'essence la plus concentrée, patiemment extraite de la fleur. À Mouans-Sartoux, la rose de mai était cultivée pour sa fragrance rare dont on en tirait l'absolue, cet extrait pur et dense. Les graines, les fleurs et les formes végétales traversent la pratique de l'artiste depuis plusieurs années. Elle les cueille, les peint, les collecte et les représente, conservant ainsi la mémoire du vivant, du geste et du temps. De nouveaux personnages souples en tissu, dans la lignée des mannequins des années 2000, apparaissent sous le titre Les sentinelles de la joie. Des talismans portant les couleurs d'une comédie musicale La plage des dames — en cours d'écriture — apparaissent, tandis que des colliers en papiers découpés ou surdimensionnés déploient leurs rythmes et leurs variations. Des vêtements-œuvres peints, pour le travail d'atelier comme pour aller à la plage, viennent ponctuer cet ensemble. Des dessins aquarellés se développent en écho aux artistes Sonia Delaunay, Sophie Taeuber-Arp, Charlotte Perriand et Valentine Schlegel. Ce processus, fait d'allers-retours, donne naissance à des modules à la croisée de la sculpture et de l'installation, en résonance avec ses recherches autour du costume, de la danse et du cinéma. Absolue de rose s'inscrit dans l'histoire du lieu, entre abstraction et expérience sensible. L'artiste a développé pour l'exposition de nouvelles pièces, en collaboration avec Lucy Morrow - céramiste, René Barré, son père, pour la création de perles en terre cuite et de pièces en bois tournées. Par ailleurs, profondément inspirée par la collection Albers-Honegger, Virginie Barré a souhaité pour cette exposition, « à sa manière de composer avec le vivant, les couleurs et les matières », émailler sa proposition d'une sélection d'œuvres, pour engager un dialogue fécond entre sa pratique et les œuvres de la collection, notamment avec les artistes femmes comme Meret Oppenheim, Aurelie Nemours, Sonia Delaunay ou encore Marcelle Cahn, dans une attention portée à des champs parfois minorés tels que les arts décoratifs, l'illustration ou les arts appliqués. Absolue de rose propose un mélange des genres où le domestique côtoie l'art, où le quotidien est étroitement intriqué à la pratique artistique, particulièrement lorsque l'on est artiste, femme et mère. L'exposition s'annonce ainsi comme une proposition particulièrement vibrante et riche de nouvelles perspectives.Description
Absolue de rose
Until 15 Nov 2026

- À l’occasion du centenaire de la naissance de François Morellet (1926–2016), un ensemble d’événements rend hommage à cet artiste majeur au sein d’institutions françaises liées à son oeuvre. L’exposition « Amitié choisie : François Morellet et la collection Albers-Honegger » présentée à l'eac. met en lumière les liens intellectuels, artistiques et amicaux qui unissaient l’artiste au couple de collectionneurs Gottfried Honegger et Sybil Albers, dont l’engagement a profondément marqué la reconnaissance de l’abstraction concrète en Europe. Artiste autodidacte et prolifique, François Morellet s’impose comme l’une des figures majeures de l’abstraction géométrique et du minimalisme en France. Travaillant principalement avec des formes élémentaires et une grande variété de matériaux — acier, néon, ruban adhésif, grillage ou bois — il entend contrôler le processus de création et démystifier la mythologie romantique de l’art et de l’artiste inspiré en revendiquant une méthodologie rigoureuse, objective et souvent teintée d’humour, où chaque choix découle d’un principe préétabli, parfois même ouvert au hasard. Son espièglerie transparaît jusque dans les titres de ses oeuvres, riches de jeux de mots et de détournements. Cette position, teintée d’humour et d’esprit critique, trouve une résonance particulière auprès de Gottfried Honegger et Sybil Albers. La relation entre Morellet et le couple de collectionneurs dépasse largement le cadre d’un simple soutien : elle repose sur une véritable communauté de pensée. Partageant une même conception de l’art comme champ d’expérimentation structuré, affranchi de l’expressivité subjective et fondé sur des principes lisibles, cette proximité intellectuelle et humaine se retrouve dans la représentation de l'artiste dans la collection Albers-Honegger.Description
Amitié Choisie : François Morellet et la collection Albers-Honegger
Until 22 Nov 2026

- Exposition basée sur le partenariat de résidence avec la Albers Foundation partenariats média [LINK text='ARTE' href='https://www.arte.tv/fr/'] [LINK text='Le Monde' href='https://www.lemonde.fr/culture/'] [LINK text='Télérama'' href='https://www.telerama.fr/arts-expositions/'] [LINK text='La Strada Magazine' href='https://www.la-strada.net/'] — [LINK text='dossier de presse • FR' href='http://www.espacedelartconcret.fr/sites/default/files/2026-03/DP_Fonda.%20AJ%20Albers_23.03.2026.pdf'] [LINK text='Press release • EN' href='http://www.espacedelartconcret.fr/sites/default/files/2026-03/DP_Fonda.%20AJ%20Albers_2026_EN.pdf'] Artistes : Annie-Marie Akussah, Marie Hazard, Sumiko Oé-Gottini, Vico Persson, Charlotte von Poehl, Damien Poulain, Enrique Veganzones ainsi qu'une sélection d'œuvres d'artistes de la collection Albers-Honegger : Josef Albers, Carl André, Robert Barry, hartmut Böhm, Matti Braun, Marcelle Cahn, Antonio Calderara, Christo, Jean-François Dubreuil, Helmut Federle, Auguste Herbin, Gottfried Honegger, Sol LeWitt, Richard Paul Lohse, Richard Long, Piero Manzoni, Aurelie Nemours, Jean-Pierre Raynaud, Niele Toroni Pour ce nouveau cycle de relecture, l’eac. invite sept artistes internationaux issus de résidences de la [LINK text='Josef & Anni Albers Foundation' href='https://www.albersfoundation.org/foundation/residencies'] à dialoguer avec les œuvres de la collection Albers-Honegger. Les artistes sélectionnés sont invités à se plonger dans la collection en choisissant une dizaine d’œuvres avec lesquelles ils se sentent en « résonance ». Ces choix viennent s’enrichir de leurs propres travaux afin qu’un dialogue s’instaure au-delà des techniques, des médiums utilisés et de la barrière du temps et de l’espace. Cette exposition est le fruit d’un nouveau partenariat entre l’eac. et le programme de résidence de la Josef & Anni Albers Foundation. Les principales missions de la Josef & Anni Albers Foundation sont la préservation et la promotion de l’œuvre de Josef et Anni Albers, ainsi que le soutien à la création contemporaine à travers ses programmes de résidence déployés aux États-Unis, en Irlande et au Sénégal. Dans ce cadre, l’exposition met en lumière des pratiques artistiques contemporaines nourries par l’héritage moderniste, tout en révélant la diversité des regards portés aujourd’hui sur la couleur, la forme, la perception et les processus de création. Chaque artiste développe une approche singulière, construisant un parcours sensible où les œuvres historiques de la collection Albers-Honegger deviennent des points d’ancrage, de friction ou d’inspiration. L’exposition invite ainsi le public à une expérience de circulation entre les œuvres, où se croisent références, correspondances formelles et intuitions personnelles. En favorisant ces mises en relation, l’eac. poursuit sa réflexion sur l’activation de la collection Albers-Honegger et sa capacité à générer de nouveaux récits et de nouvelles lectures à l’aune de la création contemporaine.Description
Les résidents de la Fondation J & A. Albers
Until 21 Feb 2027

Recent past exhibitions
- L'Espace de l'Art Concret est heureux de présenter pour la première fois en France l'œuvre du physicien, enseignant et artiste suisse Jürg Nänni (1942—2019). Tout a commencé en 1991 avec le désormais célèbre livre noir, publié par Jürg Nänni en collaboration avec Hans Knuchel aux éditions Lars Müller. Cet ouvrage a suscité un vif enthousiasme parmi les amateurs de couleurs, grâce à sa sobriété formelle et à sa rigueur conceptuelle. Il ouvrait la voie à un univers visuel fondé sur une disposition cartésienne des couleurs primaires, où bleu, jaune et rouge jouent les rôles principaux, tandis que le noir et le blanc occupent des rôles secondaires. S’appuyant sur des règles mathématiques strictes et une précision géométrique, Nänni a élaboré un corpus d'œuvres relevant de l’art concret, longtemps resté confidentiel et redécouvert seulement récemment lors de sa succession. Il connaissait parfaitement les chefs-d’œuvre du groupe d’art concret de Zurich, admirait les compositions chromatiques rigoureuses de Richard P. Lohse ainsi que l’orthogonalité radicale de François Morellet, mais ses recherches allaient plus loin, intégrant la puissance des permutations algorithmiques grâce à des outils informatiques. L’usage de générateurs aléatoires et le recours à des automates cellulaires ont donné naissance à des compositions à la fois imprévisibles et visuellement saisissantes. Le résultat est un langage plastique singulier — aux antipodes des pratiques traditionnelles du pinceau ou de la lithographie — que Nänni exprimait à travers le clavier de l’ordinateur, avant de confier ses instructions précises aux imprimeurs couleur. Trente-cinq ans plus tard, le projet Jürg Nänni • Art & Science offre un regard rétrospectif sur cet œuvre atypique, avec une exposition à l’eac., doublée d’expositions parallèles à Brugg et Bienne, en Suisse. Un catalogue complet, publié aux éditions Niggli, accompagne l’ensemble : il répertorie ses œuvres, explique ses méthodes et théories, et met en lumière l’étendue de sa démarche. L’art concret constitue le fil rouge des quelque 1 400 œuvres recensées, réalisées entre 1988 et 2015. Son évolution artistique se déploie depuis les premières compositions rigides aux couleurs primaires jusqu’aux structures plus libres des années 2010 : des grilles cartésiennes des débuts, en passant par les tapis visuels chaotiques des années 1990, générés aléatoirement, jusqu’aux vagues moirées vibrantes et aux formes libres aux couleurs variées de sa dernière période. L’exposition à l’eac. propose également une installation interactive inédite : le « Kiosque des Couleurs », un écran tactile qui permet au public — adultes comme jeunes — d’explorer de manière ludique les expériences complexes de Nänni sur les interactions chromatiques. Au-delà de ses œuvres visuelles, Jürg Nänni a laissé une théorie complète de la perception des images, qu’il a exposée dès 2008 dans l’ouvrage Perception visuelle, également publié chez Niggli. Il y développe une pensée originale sur la manière dont notre regard interprète formes, contrastes et couleurs, prolongeant ainsi son travail plastique dans une réflexion scientifique exigeante.Description
Art & Science
Ended 3 May 2026
- L'eac. - centre d'art contemporain d'intérêt national en partenariat avec l’Observatoire de l’Espace, le laboratoire culturel du CNES présente le travail d'artistes contemporains qui ont abordé l’art extra-terrestre. Cette exposition-manifeste se veut fondatrice de la conceptualisation de l’art extra-terrestre du XXIè siècle. Au fil de ses résidences de création donnant accès aux artistes à des moyens spatiaux, l’Observatoire de l’Espace du Cnes a constitué au sein de sa collection d’art contemporain un ensemble d’œuvres issues d’une interaction directe avec le milieu spatial. La Station spatiale internationale sert ainsi de lieu de création, réelle ou virtuelle, à des œuvres qui rendent comptes des perceptions sensorielles nouvelles générées par l’impesanteur sur les objets ou les corps. Œuvres vidéo, dessin, sculpture ou encore photographie produites à bord de l’Airbus ZERO-G explorent l’adaptation de médiums terrestres à l’impesanteur à l’aide de dispositifs de création spécifiquement conçus pour répondre au contexte du vol parabolique. Enfin, les vols en ballon stratosphérique permettent de s’élever progressivement vers l’Espace apportant un nouveau point de vue sur l’extra-terrestre et transformant la matière grâce à un contact direct avec le milieu spatial. Cette exploration de l’art extra-terrestre s’appuie sur les premières expérimentations des artistes du Space art menées dans les années 1980-1990 et prend place dans une actualité où les annonces sur une prochaine présence d’humains sur la Lune se multiplient et se conjuguent à une activité protéiforme dans le domaine spatial conduite tant par des acteurs institutionnels que des protagonistes du NewSpace. Dans cette efflorescence actuelle, la création contemporaine semble disposer d’une opportunité exceptionnelle pour ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de l’art.Description
L'art extra-terrestre au XXIè siècle
Ended 3 May 2026
- Découvrez les multiples facettes de Gottfried Honegger : du graphiste au peintre, du collectionneur au créateur de l'eac.Description
Espace de l’Art Concret
Ended 3 May 2026
- L'Espace de l'Art Concret est heureux de présenter pour la première fois en France l'œuvre du physicien, enseignant et artiste suisse Jürg Nänni (1942—2019). Tout a commencé en 1991 avec le désormais célèbre livre noir, publié par Jürg Nänni en collaboration avec Hans Knuchel aux éditions Lars Müller. Cet ouvrage a suscité un vif enthousiasme parmi les amateurs de couleurs, grâce à sa sobriété formelle et à sa rigueur conceptuelle. Il ouvrait la voie à un univers visuel fondé sur une disposition cartésienne des couleurs primaires, où bleu, jaune et rouge jouent les rôles principaux, tandis que le noir et le blanc occupent des rôles secondaires. S’appuyant sur des règles mathématiques strictes et une précision géométrique, Nänni a élaboré un corpus d'œuvres relevant de l’art concret, longtemps resté confidentiel et redécouvert seulement récemment lors de sa succession. Il connaissait parfaitement les chefs-d’œuvre du groupe d’art concret de Zurich, admirait les compositions chromatiques rigoureuses de Richard P. Lohse ainsi que l’orthogonalité radicale de François Morellet, mais ses recherches allaient plus loin, intégrant la puissance des permutations algorithmiques grâce à des outils informatiques. L’usage de générateurs aléatoires et le recours à des automates cellulaires ont donné naissance à des compositions à la fois imprévisibles et visuellement saisissantes. Le résultat est un langage plastique singulier — aux antipodes des pratiques traditionnelles du pinceau ou de la lithographie — que Nänni exprimait à travers le clavier de l’ordinateur, avant de confier ses instructions précises aux imprimeurs couleur. Trente-cinq ans plus tard, le projet Jürg Nänni • Art & Science offre un regard rétrospectif sur cet œuvre atypique, avec une exposition à l’eac., doublée d’expositions parallèles à Brugg et Bienne, en Suisse. Un catalogue complet, publié aux éditions Niggli, accompagne l’ensemble : il répertorie ses œuvres, explique ses méthodes et théories, et met en lumière l’étendue de sa démarche. L’art concret constitue le fil rouge des quelque 1 400 œuvres recensées, réalisées entre 1988 et 2015. Son évolution artistique se déploie depuis les premières compositions rigides aux couleurs primaires jusqu’aux structures plus libres des années 2010 : des grilles cartésiennes des débuts, en passant par les tapis visuels chaotiques des années 1990, générés aléatoirement, jusqu’aux vagues moirées vibrantes et aux formes libres aux couleurs variées de sa dernière période. L’exposition à l’eac. propose également une installation interactive inédite : le « Kiosque des Couleurs », un écran tactile qui permet au public — adultes comme jeunes — d’explorer de manière ludique les expériences complexes de Nänni sur les interactions chromatiques. Au-delà de ses œuvres visuelles, Jürg Nänni a laissé une théorie complète de la perception des images, qu’il a exposée dès 2008 dans l’ouvrage Perception visuelle, également publié chez Niggli. Il y développe une pensée originale sur la manière dont notre regard interprète formes, contrastes et couleurs, prolongeant ainsi son travail plastique dans une réflexion scientifique exigeante.Description
Jürg Nänni / Art & Science
Ended 3 May 2026
- Stages artistiques! On pose les écrans et on sort les pinceaux, les colles, les crayons et les caméras! Nos stages vacances offrent une immersion totale dans le monde de l'art pour explorer, tester et s'amuser!! Inscription possible à la demi-journée (9h30-12h ou 14h-16h30) ou en journée complète (9h30-16h30). Pour les journées complètes, prévoyez un pique-nique et un goûter (un micro-ondes est à votre disposition sur place). Des temps calmes sont intégrés chaque jour afin de respecter le rythme des enfants. Le matériel artistique est entièrement fourni. Pensez à prévoir une tenue qui ne craint pas les taches (tablier ou vieux t-shirt), car l'aventure risque d'être colorée! Semaine 1 — Du 13 au 17 avril • Atelier PEINTURE "Mon monde tout en couleurs" Ce stage invite enfants et adolescents à une véritable immersion sensorielle. Bleu sérénité, jaune joie ou vert renouveau... Quelle sera votre palette aujourd’hui? Venez jouer avec les pigments, les textures et les nuances. De la magie des couleurs primaires aux contrastes du noir et blanc, en passant par la subtilité des gris chauds ou froids, vous explorerez toutes les facettes du cercle chromatique. Notre approche privilégie l'intuition et le plaisir : un zeste de technique, beaucoup de liberté et une explosion de teintes! Dans une ambiance conviviale, chacun est libre d’exprimer sa créativité. Nos médiatrices assurent un accompagnement personnalisé pour vous guider dans chaque étape technique et vous aider à donner vie à vos idées. Un atelier pour éduquer le regard, maîtriser la matière et imaginer. 5 jours, 9h30 — 12h • À partir de 4 ans, enfants et ados • Atelier FILM ANIME " Stop motion " Imagine pouvoir donner vie à tout ce qui t'entoure... Bienvenue dans le monde du Stop Motion! Cette technique de cinéma unique permet de créer du mouvement à partir de simples photos. En déplaçant un objet millimètre par millimètre, tu apprendras à décomposer le mouvement pour créer une illusion parfaite. De la conception du scénario à la fabrication de tes personnages et décors, jusqu'au montage sonore final, tu deviens le réalisateur de ton propre film. Que tu choisisses d'animer des formes, des objets ou des figurines, laisse libre cours à ton imagination pour créer une œuvre originale et rythmée! 5 jours, 14h — 16h30 • À partir de 6 ans, enfants et ados Semaine 2 — Du 20 au 24 avril • Atelier PEINTURE "Peinture & Collage" Prêt à transformer ta feuille en un incroyable terrain de jeu? Ici, on ne fait pas que peindre, on construit! On commence par créer du relief. Déchire, colle et assemble des vieux journaux, des partitions de musique ou des tissus rigolos. C'est comme construire les fondations d'une maison, mais en beaucoup plus artistique! Une médiatrice sera là pour t'aider à organiser tes idées et à placer tes morceaux de papier pour que ton tableau raconte une vraie histoire. Pour finir en beauté, on sort les pinceaux! Tu découvriras le secret pour mélanger les couleurs, créer des jeux de lumière ou ajouter de grosses couches de peinture pour donner du volume. Amuse-toi! N'aie pas peur de rater, car c'est souvent comme ça qu'on crée les plus belles surprises. Laisse ta trace sur la toile et montre-nous ton talent! 5 jours, 9h30 — 12h • À partir de 4 ans, enfants et ados • Atelier DESSIN "L'ignis du vivant" rencontre avec l'artiste Lucas Compagnoni Bienvenue dans une aventure où la nature devient votre palette! Ce stage invite les enfants à redécouvrir le dessin à travers les trésors de la terre et du végétal. L’artiste vous apprendra à fabriquer vos propres outils graphiques : plumes de bambou, fusains, encres végétales et pastels de terre. Un véritable retour aux sources pour créer avec ce que le monde minéral et organique offre. Carnet de croquis sous le bras, vous explorerez les jardins de l’eac. Chacun apprendra le dessin sur le motif en observant directement la nature qui l'entoure. Grâce à la technique de l'agrandissement, la collection d’images de chaque enfant servira à une création commune. Une semaine d'exploration artistique entre jardin et atelier, entre observation et dessin. 5 jours, 14h — 16h30 • À partir de 8 ans, enfants et adosDescription
Stages artistiques
Ended 17 Apr 2026
- Ce nouveau chapitre de la relecture de la collection met à l'honneur Gottfried Honegger, le fondateur de l'Espace de l'Art Concret. Né en 1917 à Zurich, Honegger commence sa carrière en tant qu'étalagiste, tout en réalisant des peintures figuratives pour son propre loisir durant les années 30. Il suit une classe préparatoire à l'École des arts et métiers (Kunstgewerbeschule) de Zurich, devenant par la suite décorateur, graphiste et commissaire d'exposition.Description
Du singulier au pluriel
Ended 22 Feb 2026
- Du 20 au 22 février prochain, le festival d’art contemporain Les Visiteurs du Soir revient pour son édition d’hiver, la première de l’année 2026. Organisé par Botox(s), réseau d’art contemporain Alpes & Riviera, le festival déploie une riche programmation à Mougins, Mouans-Sartoux, Vallauris, Cannes et Mandelieu-La Napoule. Tous les évènements du festival sont gratuits et accessibles à tous. Cette édition invite le public à découvrir des expositions d’art contemporain dans plusieurs lieux emblématiques du territoire. Elle est marquée par des vernissages, des visites guidées, des rencontres avec les artistes et des performances. «Espace sonore», conçu par l’artiste Gabriel-Noé Rosticher Installation inédite spécialement produite par Botox(s) dans le cadre du festival. Présentée à l’Espace de l’Art Concret, cette installation de l'artiste Gabriel-Noé Rosticher présentée au rez-de-chaussée de la Donation Albers-Honegger, propose également des prolongements dans plusieurs lieux du festival. Les Visiteurs du Soir s’ouvrent le vendredi 20 février dès 18h30 avec le vernissage de l’exposition Le spectaculaire à l’épreuve de la matière : André Villers, Clara Chichin, Elsa Leydier au Centre de la photographie de Mougins. Le samedi 21 février, Gabriel-Noé Rosticher présente son installation «Espace sonore» à l’Espace de l’Art Concret à 11h, suivi à 12h de visites guidées des expositions L’art extra-terrestre au XXIème siècle et Art & science de Jürg Nänni. L’après-midi, les visiteurs pourront rencontrer les artistes Clara Chichin et Elsa Leydier lors d’une visite spéciale de l’exposition au Centre de la photographie avant d’assister à 17h à la performance de Miguel Ángel Gil Andaluz, « Sommes-nous tous coupables? » chez Alberghina (H115). La soirée se poursuivra dès 19h avec le vernissage de l’exposition 100 titre(s) d’Éric Andreatta à l’Espace Terrail. Le dimanche 22 février, à partir de 10h, l’artiste et designer sonore Shawn Pinchbeck présentera son installation « À l’écoute du Château » suivie d’une visite de l’exposition. À midi, Gabriel-Noé Rosticher commentera le prolongement de son installation « Espace sonore », intitulé « Traces visuelles », au Suquet des artistes, suivi à 12h30 d’une visite guidée de l’exposition Des mondes flottants de Gilles Miquelis en présence de l’artiste. L’après-midi sera marqué par deux visites de l’exposition Jam Session de Carole Benzaken à La Malmaison, destinées aux jeunes publics et au grand public, puis à 16h30 par une seconde intervention de Gabriel-Noé au Centre de la photographie autour de son installation «Traces sonores». Le festival se clôturera par une nouvelle performance de Miguel Ángel Gil Andaluz chez Alberghina (H115).Description
Visiteurs du Soir
Ended 22 Feb 2026