Art Exhibitions

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Paris

Institut du Monde Arabe

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  • À travers une sélection de photographies et de vidéos, cette exposition met en lumière le travail scientifique de longue durée mené par la mission archéologique françaises en Libye (MAFL) en étroite collaboration avec les autorités libyennes, et donne à voir la diversité des sites étudiés, des périodes explorées et des enjeux de préservation et de restauration. Depuis près de cinquante ans, la mission archéologique française en Libye explore et valorise un patrimoine exceptionnel, de la préhistoire à l’époque médiévale, sur l’ensemble du territoire libyen. L'exposition illustre et documente leur travail. Parmi les sites présentés : Măsak, la première campagne d’archéologie préventive jamais effectuée en Libye, de 2001 à 2005, dans la Concession pétrolière NC191, en plein Sahara. Bu Njem et la région syrtique, objets de deux missions, l'une concentrée sur l’étude des lignes de fortifications romaines et sur le fort antique, actuel Bu Njem, l'autre dans cinq vallées de la région syrtique. Leptis Magna, site remarquable, fondé par les Phéniciens au VII e siècle av. J.-C. et qui connut son apogée sous l'Empire romain grâce à un commerce florissant et à la faveur de Septime Sévère, empereur originaire de la cité. Abou Tamsa, abri sous roche de Cyrénaïque, occupé entre les VII e et V e millénaires av. J.-C. par de petits groupes de pasteurs-chasseurs-cueilleurs. Apollonia, port fondé au VII e s. av. J-C., dont l'existence est attestée sur plus d’un millénaire, de l’époque archaïque à l’Antiquité tardive. Latrun, situé en bord de mer, à l’est d’Apollonia, offrant un regard unique sur l’évolution des villages antiques de Cyrénaïque, de l’époque hellénistique à l’abandon consécutif à la conquête arabe. La région de Marmarique occidentale, région méconnue où 56 sites archéologiques ont été identifiés, des traces de vie de la Préhistoire à nos jours. Surt, situé au centre de la Libye côtière, dans le désert séparant la Tripolitaine de la Cyrénaïque, le premier site islamique fouillé en Libye, en 1963. Les fouilles sous-marines du port d’Apollonia, aujourd’hui à moitié englouti ; ses vestiges architecturaux sous-marins comptent parmi les plus remarquables de Méditerranée. Les fouilles sous-marines de Leptis-Magna et de Sabratha. La lutte contre le trafic illicite des biens archéologiques qui menace le patrimoine de la Libye et s'est accéléré depuis 2011, alimenté par une forte demande internationale.
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    Libye, patrimoine révélé

    Until 20 Oct 2026

    Libye, patrimoine révélé at Institut du Monde Arabe, Paris
  • L’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville (HPB) est fondé en 1933. Frantz Fanon (1925-1961), docteur en psychiatrie et grande figure de l’anticolonialisme, y officie en tant que médecin-chef entre 1953 et 1956 ; l’hôpital portera son nom à l’indépendance du pays. En rupture avec la psychiatrie coloniale, Fanon renouvelle l’approche psychiatrique en s’adaptant au contexte culturel local et social des pensionnaires. Il crée avec ces derniers et l’équipe médicale un tissu social au sein de l’institution, avec entre autres des activités manuelles, de la musicothérapie et de la pratique sportive, afin de favoriser l’expression des patients en vue de leur possible guérison et leur réinsertion dans la société. À la fin des années 1960, les successeurs de Fanon développent cette pratique de la thérapie sociale. En témoignent les ateliers de dessin qui donnent naissance à cet ensemble très riche de peintures à la gouache. Le dessin devient un véritable médium d’expression pour les patients. L’exposition interroge le contenu de ces peintures en mettant en avant la dimension humaine des pensionnaires qui les ont réalisées ; et, s’appuyant sur les archives de la donation, met en lumière le contexte historique dans lequel s’inscrivent les apports des ateliers artistiques à l’hôpital.
    Description

    Tenter l’art pour soigner - À l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville dans les années 1960

    Until 1 Nov 2026

    Tenter l’art pour soigner - À l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville dans les années 1960 at Institut du Monde Arabe, Paris
  • Exposé à la bibliothèque de l'IMA, un témoignage précieux de la vie quotidienne palestinienne, de ses visages, de ses lieux et de sa mémoire, à travers un reportage photos réalisé il y a vingt-cinq ans et encore jamais montré au public. Exposition organisée dans le cadre des Journées europénnes du patrimoine 2026 et en l'honneur du nouveau nom de la bibliothèque de l'IMA, rebaptisée Bibliothèque Leïla Shahid, du nom de la grande voix de la Palestine en France et en Europe disparue en février dernier. En 2001, Joss Dray est missionnée par l’IMA pour réaliser un reportage photographique en Palestine. À travers ses photographies, elle documente la vie quotidienne des Palestiniens, qu’ils vivent dans les territoires palestiniens, dans les camps de réfugiés ou au sein de la diaspora. Son travail traverse notamment les camps de Jabalia, Shati, Kalandia, Dheisheh, Jénine, ainsi que plusieurs camps au Liban. Joss Dray Photographe française, Joss Dray commence dès 1987 à documenter le quotidien et les formes de résistance du peuple palestinien. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions et publications, dont Revenir à Jénine. Une histoire vivante du camp de réfugiés (1989-2018), paru en 2020 et préfacé par Leïla Shahid.
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    La Palestine photographiée par Joss Dray

    Until 2 Jan 2027

    La Palestine photographiée par Joss Dray at Institut du Monde Arabe, Paris
  • Pour explorer ce moment pivot qu'est le mariage au Maghreb, découvrez une sélection exceptionnelle de costumes et parures jamais montrée en France, mise en miroir avec les créations de 18 artistes contemporains originaire du Maghreb et de ses diasporas, qui posent leur regard subjectif sur ce moment important dans la vie sociale et intime. Le mariage est un moment pivot dans la vie intime et sociale de femmes et d’hommes du monde entier. Au Maghreb, cet évènement se célèbre en grande pompe car il est l’occasion de faire communauté en se rassemblant autour d’une joie collective. L'un des mots qui désigne le mariage est d’ailleurs farah, “joie” en arabe. A découvrir : des costumes et parures jamais montrées en France L’exposition s’organise autour d’œuvres patrimoniales et présentera une sélection d’une quarantaine de costumes et parures jamais présentée en France, issue de collections marocaines, algériennes et tunisiennes. Ces pièces d’exception datant du XIX e au XX e siècle célèbrent la mariée et les femmes qui l’entourent tout en mettant en lumière les spécificités nationales et régionales, la richesse des héritages et les pratiques partagées notamment entre musulmans et juifs. L’évolution du costume, la persistance et spécificité des rituels, la symbolique et l’aspect prophylactique sont autant de sujets abordés. Mettant au cœur du propos la mariée mais également le rôle des femmes lors de ces célébrations – de la constitution du trousseau à la confection des pièces ou encore à l’accompagnement de la mariée –, l’exposition cherche également à confronter ces œuvres patrimoniales aux regards d’artistes et ainsi mettre en lumière les persistances ou évolutions sociétales contemporaines. La parole à 18 artistes contemporain(e)s Afin de capter l’essence de ces fêtes dans toute leur diversité, l’exposition, en miroir à ces collections rares et exceptionnelles, donne la parole à dix-huit artistes contemporains, principalement des femmes, originaires de Tunisie, d’Algérie, du Maroc et de leurs diasporas, qui posent leur regard, subjectif, sur ce moment important dans la vie sociale et intime, et nous font parcourir les étapes codifiées du mariage et comprendre ce que ces fêtes rituelles disent aujourd’hui des sociétés qui les pratiquent. L’exposition Mariages-Farah, organisée à l’IMA dans le cadre de la Saison Méditerranée mise en œuvre par l’Institut Français, explore le mariage comme un rituel social en constante évolution. Certains artistes célèbrent les traditions, les moments de joie collective que permettent ces fêtes, et questionnent l’héritage de ces traditions et leurs survivances. D’autres mettent en perspective certaines pratiques du mariage avec les sociétés qui les pratiquent et les idéologies qu’elles véhiculent. Mêlant objets patrimoniaux, créations artistiques, archives et une scénographie immersive pour valoriser les dimensions matérielles et immatérielles (danses, musiques, costumes, nourriture...) de ce patrimoine culturel, l’exposition sera accompagnée d’une programmation culturelle et de médiation foisonnante, inaugurée par une grande parade placée sous la direction artistique de Mohamed Bourouissa.
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    Mariages - Farah

    Until 31 Jan 2027

    Mariages - Farah at Institut du Monde Arabe, Paris

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  • Pour explorer ce moment pivot qu'est le mariage au Maghreb, découvrez une sélection exceptionnelle de costumes et parures jamais montrée en France, mise en miroir avec les créations de 18 artistes contemporains originaire du Maghreb et de ses diasporas, qui posent leur regard subjectif sur ce moment important dans la vie sociale et intime. Le mariage est un moment pivot dans la vie intime et sociale de femmes et d’hommes du monde entier. Au Maghreb, cet évènement se célèbre en grande pompe car il est l’occasion de faire communauté en se rassemblant autour d’une joie collective. L'un des mots qui désigne le mariage est d’ailleurs farah, “joie” en arabe. A découvrir : des costumes et parures jamais montrées en France L’exposition s’organise autour d’œuvres patrimoniales et présentera une sélection d’une quarantaine de costumes et parures jamais présentée en France, issue de collections marocaines, algériennes et tunisiennes. Ces pièces d’exception datant du XIX e au XX e siècle célèbrent la mariée et les femmes qui l’entourent tout en mettant en lumière les spécificités nationales et régionales, la richesse des héritages et les pratiques partagées notamment entre musulmans et juifs. L’évolution du costume, la persistance et spécificité des rituels, la symbolique et l’aspect prophylactique sont autant de sujets abordés. Mettant au cœur du propos la mariée mais également le rôle des femmes lors de ces célébrations – de la constitution du trousseau à la confection des pièces ou encore à l’accompagnement de la mariée –, l’exposition cherche également à confronter ces œuvres patrimoniales aux regards d’artistes et ainsi mettre en lumière les persistances ou évolutions sociétales contemporaines. La parole à 18 artistes contemporain(e)s Afin de capter l’essence de ces fêtes dans toute leur diversité, l’exposition, en miroir à ces collections rares et exceptionnelles, donne la parole à dix-huit artistes contemporains, principalement des femmes, originaires de Tunisie, d’Algérie, du Maroc et de leurs diasporas, qui posent leur regard, subjectif, sur ce moment important dans la vie sociale et intime, et nous font parcourir les étapes codifiées du mariage et comprendre ce que ces fêtes rituelles disent aujourd’hui des sociétés qui les pratiquent. L’exposition Vive la mariée!, organisée à l’IMA dans le cadre de la Saison Méditerranée mise en œuvre par l’Institut Français, explore le mariage comme un rituel social en constante évolution. Certains artistes célèbrent les traditions, les moments de joie collective que permettent ces fêtes, et questionnent l’héritage de ces traditions et leurs survivances. D’autres mettent en perspective certaines pratiques du mariage avec les sociétés qui les pratiquent et les idéologies qu’elles véhiculent. Mêlant objets patrimoniaux, créations artistiques, archives et une scénographie immersive pour valoriser les dimensions matérielles et immatérielles (danses, musiques, costumes, nourriture...) de ce patrimoine culturel, l’exposition sera accompagnée d’une programmation culturelle et de médiation foisonnante, inaugurée par une grande parade placée sous la direction artistique de Mohamed Bourouissa, le cortège festif “Raconte-moi ton mariage”.
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    Vive la mariée !

    29 Oct 2026 – 28 Feb 2027

    Vive la mariée ! at Institut du Monde Arabe, Paris
  • Tous les premiers mardis du mois, l'IMA vous donne rendez-vous pour une exploration de la philosophie arabe, sous la houlette du philosophe Jean-Baptiste Brenet.
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    Falsafa, les rendez-vous de la philosophie arabe

    3 Nov 2026 – 1 Dec 2026

    Falsafa, les rendez-vous de la philosophie arabe at Institut du Monde Arabe, Paris
  • Joyau de l’art islamique, unique complexe palatial musulman conservé en Occident, l’Alhambra est l’un des monuments les plus visités au monde. C'est l'Alhambra telle que bâtie par les sultans nasrides – bien différente de la forteresse actuelle – que l’exposition met en lumière, en dévoilant et en décryptant certains de ses secrets à l’apogée de sa splendeur, sous le règne du sultan Muhammad V, au XIVe siècle, au fil d'une passionnante promenade immersive jalonnée de merveilleuses œuvres d'art. Évocation du génie de la fontaine des lions, de la poésie de l’eau, des complexités géométriques du décor, du raffinement de l’épigraphie qui donne voix au palais, du faste des fêtes sultaniennes, de la sensualité des jardins, des échanges culturels malgré les tensions militaires constantes… : cette exposition raconte l’Alhambra nasride, éclaire sa splendeur et révèle quelques-uns de ses mystères. Visite-promenade dans la future exposition La beauté de l’Alhambra pourrait faire oublier qu’elle est en premier lieu une forteresse, ceinte de murs et de tours et siège d’une garnison, et que l'émirat nasride est en réalité un État en sursis, menacé et grignoté sans répit par les Etats voisins. En parallèle d'une sélection d’armes et de pièces d’armure et de harnachement, l'immersion permettra au visiteur de découvrir un chef-d’œuvre caché et très peu connu de la peinture arabe, montrant le retour d’une expédition militaire victorieuse. La fontaine des lions, qui a donné son nom actuel au palais qui l’accueille, pièce la plus iconique de l’Alhambra et chef-d’œuvre de l’art nasride, a été remaniée au cours des siècles qui ont suivi la conquête chrétienne. À quoi ressemblait-elle du temps du règne de Muhammad V, qui la fit installer? Autour d’une copie de la fontaine, le visiteur découvrira différentes hypothèses scientifiques sur la signification, la forme et le fonctionnement de la fontaine. Pièce majeure de l’exposition, celle-ci sera aussi l'occasion traiter de l’importance de l’eau pour tout le complexe palatial, tant au plan esthétique que pour son caractère essentiel à la vie même du site. Le patio du canal Pour exalter la perfection de la création divine sans avoir à l’imiter, les artistes musulmans et particulièrement nasrides ont utilisé l’abstraction, permise par la rigueur mathématique. Ainsi, l’édifice entier, tant sur le plan architectural qu’ornemental, se base sur la répétition à l’infini de motifs géométriques. Les trames décoratives sont le fruit de compositions réalisées à partir de motifs qui bougent et tournent selon tous les types de symétrie possible, pour donner lieu à leur tour à de nouvelles formes géométriques très variées. Un pan de l'exposition est dédié à ces tracés et à leur procédé, à la découverte d'un principe artistique majeur, typiquement musulman, développé sur différents types de supports, qu’il s’agisse des murs en céramique du palais ou des objets d’art qui le décoraient : soieries, manuscrits, boiseries, marqueteries, etc. Élément fondamental de l'esthétique de l'Alhambra, les couleurs sont magnifiées par la lumière, qui crée des effets chromatiques et des mouvements sur divers motifs ornementaux. Le spectacle de cette polychromie intense, qui n'est que partiellement décelable aujourd'hui, sera rendu possible par les procédés immersifs, mettant en valeur les jeux de lumières du plafond de Lindaraja, ainsi que les détails et la finesse des dessins des muqarnas ou des plafonds. Les murs de l'Alhambra sont recouverts de textes. Loin d’être cantonnés à une simple fonction décorative, ceux-ci sont littéralement la voix du palais. Le visiteur est invité à découvrir les différents types de calligraphie et à lire certaines inscriptions en les déchiffrant au sein de motifs ornementaux complexes – devises, mot baraka, poèmes, citations coraniques – tout en s'imprégnant de leur musicalité grâce à la retranscription audio de leur lecture. Ici encore, une sélection pointue d’œuvres d’art permettra de voir que ce principe décoratif basé sur la calligraphie est loin de se cantonner aux seuls murs du palais. Malgré les relations fluctuantes qu’entretient l’émirat nasride avec les Etats voisins, les échanges artistiques sont particulièrement fructueux, comme en témoignent des œuvres venant aussi bien du monde chrétien qu’islamique. L’exposition décodera par ailleurs les peintures de la salle des rois, à l’iconographie surprenante dans un palais musulman. Les sources historiques et les diwans de poésie relatent les fêtes somptueuses organisées dans l’enceinte du palais à l'occasion de la célébration du mawlid (anniversaire du prophète), des noces royales ou des circoncisions des fils de sultan. Pour en restituer l'ambiance et le faste, place, dans une ambiance musicale, à la splendeur des œuvres et à la reconstitution de l’automate présenté lors du mawlid de 1362. C'est sur une sensuelle évocation du jardin que s'achève l'exposition. L'Alhambra n’est-il pas une métaphore du jardin? Outre les références au jardin du paradis ou aux jardins terrestres gravées sur ses murs, la forteresse renferme de vrais jardins, d’agrément ou productifs. À découvrir, une installation créée pour l'occasion, fondée sur les connaissances scientifiques relatives aux jardins de l’Alhambra, fait appel à nos sens, notamment à l’ouïe et à l’odorat…
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    Les secrets de l'Alhambra nasride

    24 Nov 2026 – 16 May 2027

    Les secrets de l'Alhambra nasride at Institut du Monde Arabe, Paris
  • Aventure de l’homme pour l’homme, la médecine passe d’une civilisation à l’autre, malgré les guerres et les conflits, malgré les vicissitudes politiques et économiques, au-delà parfois des réserves religieuses et morales. C'est cette transmission du savoir médical, de l’Antiquité aux Temps modernes, qu'explore l'exposition. De la Grèce à Rome, de Rome à Alexandrie, d’Alexandrie à Bagdad, de Bagdad à Padoue… le savoir médical a le livre pour principal outil, livre qui témoigne également de l’extraordinaire continuité de l’éthique du corps médical, notamment dans sa relation avec la patientèle. Les textes médicaux demeurent vivants comme en témoignent nombre d’ouvrages annotés et commentés par des médecins de plusieurs générations, parfois dans des langues différentes. Entre le VIIe et le XVIe siècle de l’ère commune, le monde arabo-musulman marque profondément la médecine par une évolution majeure tant des concepts que des techniques. Cette longue période s’ouvre et se clôt par une révolution linguistique : le passage du grec à l’arabe, puis celui de l’arabe au latin, deux moments privilégiés de remises en cause et de débats. Dans les cinq thèmes du parcours de l’exposition – traduire, transmettre, débattre, expérimenter, soigner – des manuscrits somptueusement enluminés, des incunables et des imprimés illustrés de gravures occupent le cœur de la présentation, à côté d’objets en usage dans la pharmacopée et la chirurgie. En parallèle à la collection patrimoniale, des animations numériques invitent à découvrir la géographie de cette aventure médicale, ses grandes figures, leurs théories sur le corps, leurs pratiques de la consultation, leurs recommandations pour la conservation d’une bonne santé, la fabrication de médicaments composés… L’exposition ambitionne la prise de conscience du savoir médical comme le produit d’un brassage multiséculaire d’hommes et d’influences, prônant la tolérance et l’ouverture à l’autre en nos temps de replis identitaires et de certitudes.
    Description

    La grande aventure du savoir médical

    14 Sept 2027 – 2 Jan 2028

    La grande aventure du savoir médical at Institut du Monde Arabe, Paris
Recent past exhibitions
  • À l’heure où la préservation du patrimoine au Liban et la transmission des héritages culturels constituent des enjeux majeurs, l’Institut du monde arabe consacre une exposition exceptionnelle à Byblos, cité millénaire du Liban, l’une des plus anciennes villes habitées du monde. Plongez dans l’histoire du premier port maritime international au monde : Byblos, qui joua un rôle clé dans l’histoire méditerranéenne, relia de haute Antiquité la côte libanaise à l’Égypte, la Mésopotamie et le monde égéen, noua des liens uniques avec les pharaons et joua un rôle majeur dans la diffusion de l’alphabet phénicien. Obélisque d’Abishemou, mosaïque de l’enlèvement d’Europe… : 400 pièces d’exception, déployées dans une scénographie spectaculaire, vous immergent dans l’épopée de cette cité parmi les plus anciennes du Liban, classée sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Une histoire qui débuta il y a plus de 8900 ans et dont les protagonistes sont des navigateurs et des marchands, des rois et des pharaons. À découvrir en exclusivité : les dernières découvertes du port antique et le fruit des fouilles les plus récentes, ayant mis au jour la porte Sud de la ville et une nécropole de l’Âge du bronze parvenue, fait exceptionnel, intacte jusqu’à nous. De la pêche au commerce international Byblos est le meilleur témoin de l’urbanisation de la région, qui débute dès le début du III e millénaire avant notre ère. Le site atteste d’une occupation humaine et d’aménagements ininterrompus depuis les premières installations d’une communauté de pêcheurs, il y a 9000 ans, jusqu’à nos jours. La ville de l'Âge du Bronze est au cœur de l’exposition ; c’est l’un des premiers et plus impressionnants exemples de cité-État dans le monde méditerranéen. Mais le visiteur est aussi invité à découvrir les Byblos phénicienne, hellénistique, romaine, et enfin le témoignage de ceux qui habitent, aujourd’hui encore, le cœur battant de la ville historique médiévale. Byblos est implantée sur un promontoire surplombant la Méditerranée, à 40 km au nord de l’actuelle Beyrouth. À partir de 3200 av. notre ère, elle devient l’un des ports principaux de la Méditerranée et le restera pendant plus de 2000 ans. La cité doit ce statut à la relation unique qu’elle a notamment nouée avec les pharaons d’Égypte autour du commerce du cèdre. Byblos est en effet située au pied des grandes forêts de cèdre, dont le bois est recherché dès la plus haute Antiquité pour la construction et pour les senteurs qu’il exhale, et dont la résine est utilisée pour la momification. Trésors des rois et des temples Les trésors découverts dans la nécropole royale et les temples de la cité du début du IIe millénaire av. J.-C. constituent l’un des temps forts de l’exposition. Elle en présente une sélection, provenant des tombes des rois de Byblos Abi-Shemou et Yapi-Shemou-Abi : vaisselle d’or et d’argent, parures en or incrustées de pierres semi-précieuses, miroirs, armes d’apparat... Beaucoup de ces pièces dénotent une forte influence égyptienne ; certaines proviennent mêmes directement d’Égypte, cadeaux des pharaons Amenemhat III et IV. Les dépôts votifs du Temple aux obélisques ne sont pas moins riches : figurines de faïence, haches fenestrées en or et en argent, poignards d’apparat, bijoux... accompagnent le cortège impressionnant des centaines de figurines humaines en bronze, parfois plaquées d’or. Une nécropole intacte Le site de Byblos, exploré dès le XIX e siècle par Ernest Renan, conserve encore de nombreux secrets, dont certains viennent d’être percés à jour et sont pour la première fois présentés au public, faisant l’objet de sections centrales de l’exposition : la découverte récente et unique d’une nécropole de la classe supérieure et des élites de la ville de l’Âge du Bronze Moyen (vers 1800 av. notre ère), restée intégralement intacte, fait rarissime dans la région, est un des éléments centraux de l’exposition. Depuis 2019, cette nécropole fait l'objet de fouilles archéologiques dans le cadre d'une coopération entre la Direction Générale des Antiquités du Liban et le département des Antiquités orientales du musée du Louvre. Cette présentation permet de découvrir la campagne de fouilles et des artefacts mis au jour, qui ont d’ores et déjà bouleversé la compréhension de l’organisation sociale et économique de cette emblématique cité maritime.
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    Byblos, cité millénaire du Liban

    Ended 9 Oct 2026

  • Découvrez les collections du musée et leur histoire.
    Description

    Visites guidées

    Ended 1 Aug 2026

  • Voici la première exposition à explorer une histoire méconnue : celle des musulmans et des chrétiens réduits en esclavage des deux côtés de la Méditerranée, pendant plus de trois siècles. Découvrez l'impact de cette histoire sur les cultures matérielles en Europe à travers un large éventail d'œuvres d'art étonnantes et rarement exposées. L'exposition Esclaves en Méditerranée. XVIIe-XVIIIe siècle s'intéresse en particulier à la présence et aux témoignages souvent oubliés des Nord-Africains et de certains Africains de l’Ouest asservis en Europe. Centrée sur les ports de France, d'Italie et de l'île de Malte du XVII e siècle aux années 1830, elle met en lumière les expériences et les représentations de ces êtres humains contraints de travailler comme galériens, serviteurs, traducteurs, musiciens et assistants d'artistes. Elle révèle l'impact profond de cette histoire sur les cultures matérielles en Europe en présentant un large éventail d'œuvres d'art étonnantes et rarement exposées : un dessin d'après nature d'un esclave musulman réalisé par le peintre en chef de Louis XIV, Charles Lebrun ; des œuvres d'art représentant ou inspirées du monument emblématique de Pietro Tacca connu sous le nom de « Quattro Mori » ; des peintures représentant la répression d'une révolte d'esclaves à Malte en 1749 ; un album de dessins exceptionnels de Fabroni représentant des galériens au travail et au repos ; et d'autres objets remarquables tels que des armes maritimes, des sculptures de navires, des talismans et des lettres écrites par des captifs musulmans et chrétiens, qui seront lues à haute voix. Enfin, une œuvre d'art contemporaine, inédite, Suspended in Time, de l’artiste Kevork Mourad, ouvrira des perspectives sur ce qu'est devenue cette longue histoire : de son oubli après la prise d'Alger par les troupes françaises en 1830 aux débats contemporains sur les œuvres d'art qui ont représenté l'esclavage, y compris les Quattro Mori.
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    Esclaves en Méditerranée, XVIIe-XVIIIe siècle

    Ended 19 Jul 2026

  • Expositions & Musée

    Ended 20 Jun 2026

  • C’est à partir de cette origine que se construit ma réflexion autour du lien, de la mémoire et de ce qui se dessine contre l’oubli. Mes dessins prolongent cette idée et captent ce qui s'étiole en maintenant une tension vers ce qui cherche à advenir. Quand un monde s’effondre et qu’un autre émerge, que reste-t-il à voir? Cette exposition se tient là. J’ai ainsi recueilli les poèmes de mon grand-père, Ghantous Saliba. Son livre de Zajal, Ghoullat Omr, écrit à Byblos à partir de 1960 et achevé en 1985 en pleine guerre civile libanaise, porte une langue traversée par son territoire. Elle me touche aujourd'hui d'autant plus que je ne l'ai pas connu de son vivant. Son souvenir me parvient par-delà sa disparition, survivant aux menaces de destruction qui pèsent encore sur son paysage natal. Sutures naît de cette rencontre. À l’encre noire et au fusain, les traits deviennent des points de suture entre le blanc laissé par les bombardements et l’obstination de dessiner un futur choisi. Ils inscrivent le regard dans un présent où le souffle des absents persiste.” Sandra Ghosn
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    “Sutures” - Encres et fusains de Sandra Ghosn

    Ended 31 May 2026

  • L’Université Saint-Joseph (USJ) est fondée en 1875 et la Faculté Orientale, au sein de l’université, l’est en 1902. La faculté a donné un cadre institutionnel aux jésuites de Beyrouth qui se sont précocement intéressés à l’archéologie du Liban et des pays limitrophes. Si leur formation théologique et classique les prédisposait à l’étude de l’antiquité gréco-romaine ainsi que des langues et des religions anciennes, ces savants ont aussi été pionniers dans la recherche préhistorique au Liban. Afin d’illustrer les cours qu’ils donnaient et les articles qu’ils publiaient dans les Mélanges de la Faculté Orientale à partir de 1906, devenus en 1929 les Mélanges de l’USJ, ces savants ont sillonné les sites du Liban, réunissant une vaste documentation de plusieurs dizaines de milliers de clichés, complémentée par des acquisitions d’époque et d’autres plus récentes. Ces clichés sont actuellement en cours de numérisation et d’indexation, avec le soutien de la Fondation Boghossian, de l’Institut national du patrimoine et des archives nationales de France. L’exposition consiste en une installation d’images de différents formats. Elle convie les visiteurs à explorer une douzaine de sites – Byblos, Baalbek, Tyr, Saida… - et de régions – le Hermel, la Beqaa, le Chouf, le Metn, le Kesrouan … - à travers des photographies de paysages, de monuments mais également des scènes de la vie sociale et économique.
    Description

    Photographier le patrimoine du Liban, 1864-1970

    Ended 5 Apr 2026

  • L’Institut du monde arabe a le plaisir d'annoncer la 12e édition des Journées de l'Histoire de l'Institut du monde arabe, autour du thème des “Fêtes et émotions populaires dans le monde arabe”. Les fêtes - mariages, pèlerinages, cérémonies religieuses, célébrations officielles… - sont des occasions d'émotions collectives. Ces moments de rassemblement ou communions peuvent aussi être porteurs de tensions sociales ou politiques, qui s’expriment de multiples manières jusqu’à la révolte. Des processions chiites de Kerbala aux célébrations du Mawlid, en passant par les fêtes nationales, la célébration de la crue du Nil ou les Hiraks, les formes de mobilisation collective sont l’expression d’émotions populaires, animées tour à tour par la joie, la ferveur, la colère ou l’espérance. L’Institut du monde arabe propose d’explorer ces émotions dans ce qu’elles ont de populaires, dans leur diversité historique, religieuse et politique. Il s’agira aussi d’interroger ce qui résiste de ces pratiques et ces affects dans le temps, la manière dont ils se transforment, se transmettent ou se réinventent à travers les bouleversements modernes. Quels sont les moteurs des émotions collectives dans le monde arabe? Comment s’expriment-elles? Quand et pourquoi rassemble-t-on? Quelle est la part du sacré, du profane, du traditionnel? Quels sont les enjeux politiques ou identitaires de ces émotions? Comment voyagent-elles et s’inscrivent-elles dans la vie des communautés en exil? En somme, comment fêtes et émotions populaires peuvent-elles éclairer la compréhension des sociétés arabes dans leur histoire longue?
    Description

    Journées de l'Histoire de l'IMA, 12e édition : Fêtes et émotions populaires dans le monde arabe

    Ended 29 Mar 2026

  • Contes merveilleux, contes facétieux, et pourquoi pas philosophiques… L’Heure du conte offre aux petits et aux grands un voyage distrayant à la rencontre des djinns, goules et autres créatures de l’imaginaire du monde arabe, sans oublier les princes tendres ou cruels, et les filles de menuisier ravissantes et futées. L'occasion aussi d'apprendre quelques mots arabes et de découvrir ce que recouvre aujourd'hui le « monde arabe ». Individuels En famille, enfants à partir de 5 ans (4 ans dans le cadre de fratries). Il est conseillé d'indiquer un numéro de téléphone lors de la réservation afin de pouvoir être prévenu en cas d'annulation de dernière minute. Durée : 1h environ La séance a lieu sous réserve de 5 enfants présents.
    Description

    L'Heure du conte

    Ended 28 Mar 2026

  • Dans le cadre du programme de résidences internationales Intermix POUSH [LINK text='Je réserve' href='https://billetterie.imarabe.org/selection/timeslotpass?productId=10229724700705']
    Description

    Atelier enfants | Crée ton sac magique avec l'artiste Asmaa Aljohani

    Ended 28 Mar 2026