Art Exhibitions

by Art Now Database

Hornu

MAC’s – Le Musée des Arts Contemporains

On now

  • En une trentaine d’années, Lucia Bru (1970, Bruxelles) a instauré progressivement sa sculpture en la fondant sur une approche expérimentale des matériaux (papier, cristal, porcelaine, ciment, plâtre) où la géométrie et le hasard fusionnent pour donner lieu à des structures tout à la fois minimales et complexes. Les cubes, cages, grilles, équerres ou encore miroirs qui en constituent les principales « familles » sont ainsi le produit empirique de ses opérations intentionnelles et des réactions erratiques des matériaux. À l’écoute des réponses de la matière qu’elle interroge au cours d’un processus créatif ouvert aux aléas, l'artiste se fait l’interlocutrice d’un monde minéral dont elle reconnaît l’agentivité, la mémoire et l’étonnante fluidité, et qu’elle entrouvre à l’organique, à l’animal et à l’humain. Au moyen du dessin, de la photographie et de la vidéo, Lucia Bru s’emploie également à rendre palpable l’existence ténue et superficielle d’un souffle, d’un reflet, d’un pli, d’une courbure, d’un creux ou d’une ombre. De même, c’est cette attention aiguë portée à l’ébauche, vulnérable par nature, qui la pousse depuis ses débuts à conserver sur les étagères de son atelier le moindre de ses essais, constituant au fil du temps l’archive vivante – et vivifiante – de sa propre œuvre. Ces expérimentations, aussi discrètes qu’étonnantes, dont l’agencement rappelle les célèbres Test Pieces d’Eva Hesse, offrent un regard rétrospectif et prospectif sur la démarche de Lucia Bru.
    Description

    Lucia Bru / Aux choses mêmes

    Until 1 Nov 2026

    Lucia Bru / Aux choses mêmes at MAC’s – Le Musée des Arts Contemporains, Hornu
  • Belle-Île est née en 2024 de la collaboration entre la chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker et le peintre Steven Fillet, deux artistes entretenant un lien très fort avec la nature. Ils ont passé l’automne sur Belle-Île-en-Mer, où ils ont travaillé en plein air sur une immense toile de cinq mètres sur vingt, posée en équilibre sur une falaise au-dessus de la mer déchaînée. Vent et tempête, des motifs visibles dans des performances précédentes comme Forêt (2022), Exit Above (2023) et Il Cimento (2024), soufflent littéralement à travers l’œuvre. La lumière, l’eau et l’air s’infiltrent dans un réseau de lignes à la fois abstraites et subtilement figuratives, tel un jeu d’ombres qui évoquent les premières peintures rupestres. Pour cette exposition, Anne Teresa De Keersmaeker crée un nouveau solo intitulé Amnesia inspiré de l’ultime sonate pour piano de Beethoven ( Sonate pour piano n° 32 en ut mineur, opus 111 ), une œuvre qui, tout comme la musique, oscille au bord de la disparition.
    Description

    Anne Teresa De Keersmaeker et Steven Fillet / Belle-Île

    Until 1 Nov 2026

    Anne Teresa De Keersmaeker et Steven Fillet / Belle-Île at MAC’s – Le Musée des Arts Contemporains, Hornu

Coming soon

  • Le MACS consacre une importante rétrospective à l’artiste belge Charlotte Beaudry. Intitulée Lady Mechanic, elle rassemble une quarantaine d’œuvres datant de 2006 à aujourd’hui. Son titre évoque le rapport de l’artiste à la peinture qu’elle aborde « comme un sport », dit-elle. Autodidacte, elle réalise chacune de ses œuvres en deux jours. Ce défi, qu’elle relève pour chaque nouveau projet, donne son caractère unique au travail, dépourvu d’esbroufe et d’effet, largement instinctif. La peinture figurative de Charlotte Beaudry se compose essentiellement d’objets du quotidien (escarpins, casques de moto, numéros de maison, enveloppes, etc.) et de portraits (d’adolescentes pour la plupart). Elle y capte une réalité sans fard en s’inspirant de tout ce qui l’étonne durant ses balades journalières vers l’atelier, ses errances sur le Net, ses lectures ou encore les films, concerts et matchs de foot qu’elle regarde à la télé. Il n’y a pas de narration dans l’œuvre de Charlotte Beaudry, mais un besoin d’extraire de l’image son essence et d’ainsi confronter de manière directe et frontale le public au sujet. Isolés de leur contexte et élevés au rang d’icônes pop, les motifs qu’elle peint semblent souvent sous tension, la toile prête à exploser. Ce rendu, elle l’obtient en se débarrassant du superflu et en jouant sur la taille de l’image : un trophée sera plus grand que nature par exemple. Préalablement imprimée, annotée puis archivée, celle-ci est ensuite transposée sur la toile à l’aide d’un projecteur (qui parfois la déforme, ce qui permet à l’artiste d’éviter la perfection et l’hyperréalisme). Elle en trace grossièrement les contours puis s’éloigne du document d’origine pour laisser place à l’interprétation. Son répertoire visuel puise autant dans les cultures post-punk et les études de genre que dans l’érotisme et la poésie de la rue. Avec impertinence et espièglerie, elle interroge la capacité de séduction des images comme les codes de la féminité, mêlant parfois son expérience intime à une réalité sociale plus large. L’exposition rend compte de la vision sensible et indépendante que l’artiste porte sur son époque, avec l’humour et la légèreté qui caractérisent son art. Lady Mechanic révèle un univers singulier, une peinture figurative « à interprétations multiples » qui s’accompagne également de dessins, vidéos, performances et sculptures qu’elle réalise depuis toujours en marge de sa pratique picturale.
    Description

    Lady Mechanic

    18 Apr 2027 – 29 Aug 2027

    Lady Mechanic at MAC’s – Le Musée des Arts Contemporains, Hornu
  • Pour sa première exposition monographique en Belgique, l’artiste iranienne Hannah Darabi (vit et travaille à Paris) présente le projet Why Don’t You Dance?. Depuis 20 ans, son pays d’origine et sa ville natale sont au centre de sa réflexion et d’une œuvre qui tisse des liens entre image, histoire et mémoire collective.
    Description

    Why Don’t You Dance?

    18 Apr 2027 – 29 Aug 2027

    Why Don’t You Dance? at MAC’s – Le Musée des Arts Contemporains, Hornu
Recent past exhibitions
  • Depuis sa fondation, le MACS a bénéficié de la générosité d’artistes, de collectionneurs et de galeries qui ont proposé, à son comité d’acquisition, des œuvres en donation. À ce jour, sa collection compte une centaine de pièces acquises par ce biais. Si certains dons ont permis de compléter des ensembles d’œuvres ayant fait par ailleurs l’objet d’achats de la Fédération Wallonie-Bruxelles, d’autres ont rendu possible l’intégration de pièces que le Musée avait exposées au préalable et, dans certains cas, produites. Reflétant la diversité de sa collection en matière de disciplines, cet ensemble témoigne surtout de thématiques et de dialectiques particulièrement présentes dans l’art contemporain : la mémoire collective/individuelle, le corps social/privé, le paysage naturel/mental. Placée sous le signe de la rencontre productrice d’affects (selon Spinoza), l’exposition Ravi de te connaître est une invitation à découvrir une partie de ce fonds à travers un choix d’œuvres agencées précisément par affinités. Elle est également l’occasion de remercier toutes celles et tous ceux qui, par leurs dons, ont contribué à enrichir la collection du Musée. Avec des œuvres de : Marianne Berenhaut, Maurice Blaussyld, Dirk Braeckman, Raoul De Keyser, Ronny Delrue, Marlene Dumas, Lionel Estève, Bernard Gaube, Paul den Hollander, Kim Jones, Steve Kaspar, Barbara et Michael Leisgen, Mark Manders, Fausto Melotti, Éric Poitevin, José María Sicilia, Luc Tuymans, James Welling. © Steve Kaspar
    Description

    Ravi de te connaître / Les dons au Musée

    Ended 16 Aug 2026

  • Avec A Cornered Solo Show, Nedko Solakov installe, depuis 2021, ses créations dans les recoins discrets des musées — des espaces de passage souvent négligés comme un hall, une cage d’escalier ou des vestiaires. Pour le sixième volet de la série, l’exposition The Miner’s Dream s’inspire des récits et espoirs qui ont traversé le site du Grand-Hornu.
    Description

    Nedko Solakov The Miner’s Dream

    Ended 19 May 2026

  • Artiste bulgare, Nedko Solakov entame sa carrière dans les années 1980, après des études en peinture murale à l’Académie des Beaux-Arts de Sofia, suivies en 1986, d’une formation à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers (HISK). Il émerge dans un contexte sociopolitique tendu : la Bulgarie est alors sous l’influence du régime soviétique. Très tôt, il adopte une posture critique face à ce régime, une attitude qu’il maintiendra tout au long de sa carrière en abordant régulièrement des questions politiques et sociétales contemporaines. L’écriture et la narration occupent une place centrale dans son travail. Par le biais du texte, Solakov insuffle à ses œuvres et installations un humour empreint d’ironie et d’autodérision. Plasticien pluridisciplinaire, il explore la polysémie du langage et des idées, tout en jouant avec la multiplicité des supports et matériaux. Derrière cette plasticité faussement naïve se déploie une pratique complexe, à la fois engagée, poétique et ludique. Avec A Cornered Solo Show, Nedko Solakov installe, depuis 2021, ses créations dans les recoins discrets des musées — des espaces de passage souvent négligés comme un hall, une cage d’escalier ou des vestiaires. Il y agence dessins, peintures, collages et textes manuscrits, s’amusant avec les murs et leurs angles afin de créer une forme d’exposition marginale qui engendre un dialogue complice entre son œuvre, le lieu et les visiteurs. Ses interventions abordent des sujets d’actualité — guerres, écologie, absurdités institutionnelles et crises muséales — avec un ton mêlant sarcasme et réflexions personnelles. En investissant ces « coins », il transforme la périphérie en espace introspectif et critique. Pour ce sixième volet de la série, The Miner’s Dream, Nedko Solakov s’est inspiré de l’histoire de l’ancien charbonnage du Grand-Hornu. A Cornered Solo Show #6 évoque le songe d’un mineur, son rêve contemplatif au sommet d’une montagne entouré de sa famille. Cette simple rêverie soutient sa force de travail et alimente son désir d’existence paisible, méditative. Ce personnage incarne à la fois le cycle sans fin du labeur et la dépendance vitale à cette tâche pour assurer la survie des siens. À l’image de Sisyphe, il s’éreinte sans relâche dans une besogne répétitive, dont l’issue semble toujours repoussée, dessinant une allégorie du travail comme nécessité, fardeau et moteur d’espoir. Avant son intervention au MACS, cinq institutions ont déjà accueilli une installation de la série : le Musée d’art Moderne Grand-Duc Jean à Luxembourg (MUDAM), le Musée National des Arts du XXI ème siècle à Rome (MAXXI), le Palais du Belvédère à Vienne, la Galerie nationale des Beaux-Arts à Sofia et le Musée Ludwig à Budapest. Nedko Solakov est né en 1957 à Cherven Bryag, en Bulgarie. Il vit et travaille à Sofia. Depuis les années 1990, le travail de cet artiste a été présenté à de nombreux événements artistiques prestigieux tels que la Biennale de Venise, de São Paulo ou, encore, à la documenta de Cassel. En 2007, lors de la 52 e Biennale de Venise, il a notamment reçu le prix « Honourable Mention to an artist exhibited in the central international exhibition ».
    Description

    Nedko Solakov - The Miner’s Dream

    Ended 10 May 2026

  • The White Cube is Never Empty est la première exposition monographique de l’artiste espagnole Cristina Garrido dans un musée en Belgique. Regroupant une sélection d’œuvres réalisées au cours de la dernière décennie, elle présente également une nouvelle installation in situ qui répond à l’architecture spécifique du Musée et à l’historique de ses expositions.
    Description

    Cristina Garrido The White Cube is Never Empty

    Ended 10 May 2026

  • Conçue par Honoré δ’O pour la grande salle carrée du MACS, l’exposition Quarantaine−Quarantine consiste en une vaste installation dans laquelle l’artiste belge évoque la « retraite dans le désert » qu’il effectua durant 40 jours dans le cadre de sa résidence à Marfa (Texas) en 2024. Comme le suggère son titre à travers le double sens du mot « quarantaine », le projet combine l’expérience d’une introspection spirituelle et celle d’un isolement physique.
    Description

    Honoré δ’O Quarantaine — Quarantine

    Ended 10 May 2026

  • EUROPALIA ESPAÑA The White Cube is Never Empty est la première exposition monographique de l’artiste espagnole Cristina Garrido dans un musée en Belgique. Regroupant une sélection d’œuvres réalisées au cours de la dernière décennie, elle présente également une nouvelle installation in situ qui répond à l’architecture spécifique du Musée et à l’historique de ses expositions. L’œuvre pluridisciplinaire de Cristina Garrido étudie la manière dont l’art est défini culturellement, numériquement et institutionnellement. La relation entre l’art et les récits culturels, l’impact de la technologie et le rôle du regard subjectif du spectateur font partie des thèmes récurrents de son travail. L’exposition formule un regard critique sur les dynamiques de l’art contemporain en perpétuelle évolution et invite le public à réfléchir à la manière dont l’identité et le contexte définissent la production artistique et sa réception. En interrogeant la construction du sens à l’intérieur de l’écosystème mondial de l’art, Garrido explore le jeu complexe qui se joue entre les artistes, le contexte culturel dont ils proviennent et les systèmes qui conditionnent leur visibilité et leur valeur. Son travail explore également l’influence de la culture numérique sur ces dernières et plus particulièrement la manière dont les réseaux sociaux altèrent la circulation de l’art, son interprétation comme la notion d’auteur. Sa nouvelle installation développe ces questions en engageant un dialogue avec l’architecture du Musée, ses expositions et la mémoire collective de ses visiteurs. En s’appuyant sur le principe de l’anamorphose – une technique visuelle qui déforme les images en se basant sur le point de vue du spectateur – Garrido utilise des photos d’archive des expositions passées pour créer des illusions d’optique qui réintroduisent les fantômes des œuvres précédemment exposées. Cette œuvre immersive approfondit son exploration de la mémoire, du temps et de la notion d’auteur, tout en réfléchissant au rôle du musée dans la construction de l’histoire de l’art.
    Description

    Cristina Garrido - The White Cube is Never Empty

    Ended 10 May 2026

  • Conçue par Honoré δ’O pour la grande salle carrée du MACS, l’exposition Quarantaine−Quarantine consiste en une vaste installation dans laquelle l’artiste belge évoque la « retraite dans le désert » qu’il effectua durant 40 jours dans le cadre de sa résidence à Marfa (Texas) en 2024. Comme le suggère son titre à travers le double sens du mot « quarantaine », le projet combine l’expérience d’une introspection spirituelle et celle d’un isolement physique. Installé dans un mobile home, à l’écart de la vie urbaine et mondaine, Honoré δ ’O s’est imprégné pendant son séjour du paysage environnant : le désert de Chihuahua, espace aride et ascétique en parfaite adéquation avec le principe de réinvention permanente qui nourrit, depuis les années 1990, sa démarche artistique. Habitat du nomade comme de l’ermite, en marge de territoires organisés qui ne cessent de « mordre » sur lui et de le grignoter, le désert devient notamment une métaphore de la résistance contre toutes formes de conquêtes (spatiales, militaires, territoriales, commerciales). Parmi les nombreuses situations documentées par l’artiste, le chantier de construction (par impression 3D) de l’hôtel El Cosmico à proximité du mont Haystack résume en un troublant « hasard objectif » ce regard ironique que pose Honoré δ ’O sur notre relation à l’espace ouvert, à ce cosmos désormais offert, comme un produit touristique, à une nouvelle génération de pionniers.
    Description

    Honoré δ’O - Quarantaine — Quarantine

    Ended 10 May 2026