Art Exhibitions

by Art Now Database

Paris

MAM – Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

On now

  • Jean-François Bauret (1932-2014) est l’un des photographes français les plus connus de sa génération. Il est principalement passé à la postérité pour ses nus et son travail pour la publicité. Dans ses réponses à des commandes comme dans ses recherches personnelles, il met en œuvre des compositions dépouillées, montrant les corps de manière directe et jouant sur les contrastes du noir et blanc. Il est notamment l’auteur d’un nu masculin ainsi que de clichés de femmes enceintes jugés provocateurs à l'époque. À ses débuts, à partir de 1959, il a également photographié de nombreux artistes, célèbres ou encore inconnus du grand public, chez eux ou dans leur atelier. Il immortalise ainsi des moments d’intimité avec le même sens de la composition et la même volonté de montrer « l’individu tel qu’il est ». Certains portraits traduisent des recherches formelles plus affirmées, comme dans la série consacrée à la peintre Geneviève Asse, tandis que, dans d’autres, ce sont les pinceaux ou les palettes qui se substituent à l’artiste et l’incarnent. Les portraits présentés dans cette salle montrent tous des artistes dont au moins une œuvre est conservée dans les collections du musée d’Art Moderne de Paris. Le travail de Jean-François Bauret a été présenté pour la première fois au musée d’Art Moderne de Paris en 1971 lors d'une exposition monographique organisée par la section de l’ARC (Animation – Recherche – Confrontation). L’accrochage actuel fait suite au généreux don au musée par Madame Claude Bauret Allard, en 2017, de 80 tirages.
    Description

    Jean-François Bauret

    Until 4 Jan 2027

    Jean-François Bauret at MAM – Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Paris
  • Le Musée d’Art Moderne de Paris présente Florian Krewer : woven thin*, première exposition personnelle de l’artiste en France. Organisée suite au don de plusieurs œuvres de l'artiste au musée, cette exposition, au cœur du parcours des collections, se veut une plongée dans l'univers pictural de l'artiste allemand basé depuis 2020 à New York. La pratique de Krewer est profondément autobiographique, nourrie par une confrontation directe avec le monde qui l’entoure, dans toute sa beauté brute comme dans sa violence. Puisant à la fois dans son expérience vécue et dans son imaginaire, la galerie de personnages qui peuple ses paysages et intérieurs éthérés est dépouillée de tout contexte et semble mener une existence autonome. Danseurs, performeurs, animaux et figures solitaires traversent des paysages urbains en mutation. Ils apparaissent détachés, comme libérés de la gravité du monde physique et de ses contraintes sociales. Dans cet univers en apesanteur, les peintures de Krewer célèbrent des moments d’intimité et une résilience collective au milieu d’un environnement le plus souvent hostile. Au Musée d'Art Moderne de Paris, sont exposées seize toiles monumentales récentes, dont certaines inédites. Accrochées de manière resserrées, elles produisent un panorama pictural dense qui reflète l'intensité de la pratique de l'artiste.
    Description

    Florian Krewer woven thin*

    Until 4 Jan 2027

    Florian Krewer woven thin* at MAM – Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Paris
  • La trajectoire artistique singulière de Mariella Simoni (née en 1948) revisite les articulations entre art conceptuel et abstraction, entre poésie et matière. Originaire de la région du lac de Garde en Italie, l’artiste étudie l’histoire de l’art à Parme, ainsi que la philosophie et la psychanalyse. Ses premières œuvres, au milieu des années 1970, affirment d’emblée son intérêt pour les développements organiques et le mouvement du vivant, en recourant à l’usage d’objets en déséquilibre, ou de plantes envahissant les espaces d’expositions. Son passage à la peinture en 1982 peut être perçu comme le prolongement dans l’espace pictural de ces questionnements. La matière conserve dans ses tableaux cette même vivacité. La trace des gestes de l’artiste, la sédimentation des couches de peinture, témoignent de la temporalité parfois longue de leur conception. Elle s’installe à Vienne à cette époque et se lie avec plusieurs artistes qui partagent ses préoccupations, comme Herbert Brandl, Otto Zitko, proches des Junge Wilde, ou Franz West. Elle participe à plusieurs expositions organisées dans la galerie de Peter Pakesch, puis est invitée à exposer à la Documenta IX, manifestation internationale d’art contemporain, à Kassel, en 1992. Artiste en mouvement, l’œuvre de Mariella Simoni évolue au fil des villes où elle séjourne : Athènes, Paris, Gand, New York... Elle se tourne occasionnellement vers la sculpture ou l’installation. Les variations de formats, de supports, de dominantes de couleurs, de contrastes, viennent constamment remettre en jeu sa pratique, comme le montrent ses récentes productions, qui manifestent une plus grande économie dans l’usage des matières, et un autre rapport au relief. La présentation de cet ensemble d’œuvres nouvellement acquises auprès de l’artiste et de Peter Pakesch témoigne de l’intensité de cette recherche artistique.
    Description

    Mariella Simoni

    Until 4 Jan 2027

    Mariella Simoni at MAM – Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Paris
  • Le Musée d’Art Moderne de Paris entretient, par son histoire, un lien privilégié avec le groupe Supports/Surfaces, qu’il présenta pour la première fois sous cette appellation à l’ARC en 1970. Parmi ses fondateurs, Daniel Dezeuze (né en 1942) occupe une place déterminante. Fils du peintre Georges Dezeuze (1905-2004), il suit librement les cours des Beaux-Arts de Montpellier, où il rencontre Arnal, Bioulès, Grand, Rouan et Viallat. Son séjour au Mexique en 1964‑65 marque profondément sa peinture, nourrie des cultures préhispaniques. En Amérique du Nord il découvre ensuite l’école de New York, de Pollock à Rothko. Installé à Paris en 1967, il élabore avec Saytour et Viallat les bases de Supports/Surfaces, menant une réflexion radicale sur l’avenir de la peinture. Cette remise en question de la structure traditionnelle du tableau l’amène à concentrer son travail sur le support lui‑même. Il entreprend alors une véritable « déconstruction » de la toile envisagée comme objet, affirmant le matérialisme des œuvres et la primauté du processus de création. Dezeuze quitte le groupe en 1972 et poursuit une recherche personnelle centrée sur la construction du tableau, la fragilité des matériaux, l’économie des moyens et une expérimentation continue. Vingt œuvres récentes rejoignent aujourd’hui les collections du Musée d’Art moderne, une acquisition exceptionnelle qui permet de retraçer son parcours depuis 1982. Elles témoignent de son goût pour le remploi (portes, panneaux, skis), l’assemblage, la couleur génératrice de formes et l’importance du vide. Les références à l’histoire de l’art (Mondrian), au Moyen Âge, aux cultures mésoaméricaines ou à la calligraphie traversent et nourrissent l’ensemble de son travail des quarante dernières années.
    Description

    Daniel Dezeuze

    Until 4 Jan 2027

    Daniel Dezeuze at MAM – Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Paris
  • Depuis le milieu des années 1980, Stéphane Bordarier (né en 1953) développe une œuvre s’inscrivant dans cette mouvance historique qui voit la peinture devenir son propre sujet. Singulière dans le paysage de l’art contemporain, sa pratique, attentive à ce qu’il nomme la « qualité de surface », repose sur un équilibre entre contraintes imposées et liberté du geste. Réduisant progressivement son langage pictural à l’essentiel — une couleur, une forme — Stéphane Bordarier explore les potentialités d’une peinture à la fois rigoureuse et profondément sensible. Ses œuvres naissent d’un processus immuable : sur une toile tendue sur châssis et enduite de colle de peau tiède, il applique le pigment pendant le temps de prise de la colle. L’artiste se dit alors « chassé » de la toile par la matière qui se fixe, déterminant l’achèvement du tableau : couleur et forme s’accordent dans une résolution propre à chaque œuvre. Généralement réduite à une seule tonalité, la surface de la toile acquiert, par l’imprégnation du pigment mêlé à la colle, un aspect mat et une intensité particulière. Le tableau se construit ainsi dans une relation étroite au temps. Dans la série des Noires, la couleur, issue d’un mélange de deux tons à même la toile, n’apparaît jamais comme une valeur fixe ou absolue mais révèle une profondeur chromatique subtile. Ces œuvres, traversées de nuances changeantes, sensibles à la lumière et au déplacement du regard, laissent percevoir leur processus de réalisation. Pendant près de trente ans, la Galerie Jean Fournier à Paris a accompagné et présenté le travail de Stéphane Bordarier. Il est aujourd’hui représenté par la Galerie Dina Vierny. Grâce à une acquisition récente complétée par un don de l’artiste, cinq œuvres de Stéphane Bordarier ont intégré les collections du musée en 2026. Elles sont présentées ici aux côtés de plusieurs prêts provenant de l’atelier, offrant un aperçu significatif de son parcours et de ses recherches picturales.
    Description

    Stéphane Bordarier

    Until 4 Jan 2027

    Stéphane Bordarier at MAM – Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Paris
Recent past exhibitions
  • Du 10 avril au 2 août 2026, le Musée d’Art Moderne de Paris présente la plus importante rétrospective consacrée à Lee Miller en France depuis vingt ans. Organisée à l’initiative de la Tate Britain et en collaboration avec l’Art Institute of Chicago, l’exposition réunit près de 250 tirages anciens et modernes, dont plusieurs inédits, et propose un nouveau regard sur l’œuvre de Lee Miller. Figure essentielle de l’avant-garde internationale, Lee Miller (1907, Poughkeepsie, États-Unis – 1977, Chiddingly, Royaume-Uni) fut tour à tour mannequin, artiste surréaliste, portraitiste, photographe de mode et correspondante de guerre accréditée par l’armée américaine. Longtemps reléguée au rôle d’égérie, elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des grandes photographes du XXème siècle. L’exposition retrace l’ensemble de son parcours, de ses débuts à New York aux années de guerre en Europe, en passant par son séjour en Égypte et sa vie à Londres. Elle démontre la richesse d’une œuvre où cohabitent expérimentations formelles, audace visuelle et engagement politique. Dix-huit ans après la dernière rétrospective française au Jeu de Paume, le Musée d’Art Moderne de Paris propose un parcours en six parties, mêlant approche chronologique et thématique.
    Description

    Lee Miller

    Ended 2 Aug 2026

  • Le Musée d’Art Moderne de Paris présente pour la première fois dans un musée français une exposition consacrée à trois artistes estoniennes dont l’œuvre s’étend du milieu du XX siècle jusqu’à nos jours : Olga Terri (1916 – 2011), Anu Põder (1947 – 2013) et Kris Lemsalu (née en 1985). L’exposition met en valeur la richesse et la vitalité de la scène artistique estonienne à travers le regard de ces trois artistes de générations différentes. Chacune à leur manière, elles reflètent un moment de la création de ce pays à l’histoire aussi passionnante que tourmentée. Marquée par sa mise sous tension entre les sphères d’influence européenne et russe, l’Estonie a su conserver une culture originale, foisonnante et dynamique, dont découlent les œuvres présentées. Le traitement du corps humain agit comme un fil conducteur entre l’œuvre des trois artistes créatrices : un corps tantôt abandonné, morcelé, augmenté, transformé, exubérant ou combatif. Anu Põder, artiste centrale de l’exposition (1947 – 2013) Anu Põder fait partie des grandes redécouvertes de l’histoire de l’art de ces dernières années. À travers une quinzaine d’œuvres, l’exposition déploie l’univers singulier de cette artiste dont la pratique s’est développée à l’écart des carcans académiques de son époque. Les matériaux utilisés par Anu Põder traduisent la précarité de sa condition sous l’ère soviétique, autant qu’ils révèlent les bouleversements de la société estonienne à l’indépendance du pays (toile de jute, plastique, savon, papier d’aluminium…). Le corps de l’artiste est souvent présent en creux dans ses sculptures vulnérables, fragiles, qui refusent de se cantonner aux modes traditionnels de figuration. Olga Terri, la peinture de l’après-guerre (1916 – 2011) Une salle réunit une série de portraits réalisés entre 1945 et 1950 par Olga Terri. Elle témoigne des affres personnels et collectifs subis pendant cette période d’immédiat après-guerre, alors que l’occupation nazie fait place à l’occupation soviétique. Un sentiment mélancolique se dégage de ses personnages mutiques peints dans des couleurs sourdes, leurs positions lâches exprimant un vacillement imminent. Kris Lemsalu, une vision contemporaine (née en 1985) L’exposition s’achève par la présentation d’une installation monumentale et de nouvelles productions de la plasticienne et performeuse contemporaine Kris Lemsalu, conçues pour l’exposition. L’artiste imagine un univers extravagant et burlesque peuplé d’êtres hybrides entre humain et non-humain, incarnant une lecture contemporaine du panthéisme estonien autant qu’une vision satirique de la société actuelle. Cette exposition est organisée en partenariat avec la Fondation du Musée d’Art d’Estonie (AME) et l’ambassade d’Estonie en France. Elle bénéficie notamment de prêts du Musée d’Art d’Estonie, du Musée d’Art de Tartu, de l’Estate Anu Põder et du Centre Pompidou. Un catalogue est édité par la Fondation du Musée d’Art d’Estonie avec des textes de Jean-Baptiste Delorme, Eda Tuulberg, et une conversation entre Alicia Knock et Kris Lemsalu.
    Description

    Réalités estoniennes

    Ended 19 Jul 2026

  • Le Musée d’Art Moderne de Paris présente la première rétrospective de l’œuvre de Brion Gysin dans un musée parisien. Né en Grande-Bretagne en 1916, Brion Gysin est un artiste protéiforme, peintre, poète, performeur, photographe et musicien souvent associé à la Beat Generation. Inventeur du Cut-up et de la Dreamachine, son œuvre se déploie à l’intersection de la peinture et de l’écriture, mobilisant une gamme sans cesse renouvelée de langages plastiques. Passionné d’altérité et arpenteur des marges, Brion Gysin sillonne le monde et fréquente les mouvements alternatifs et underground. Ses pérégrinations l’amènent à côtoyer des milieux créatifs et intellectuels des plus divers dans lesquels il a un écho souvent inattendu et jouit d’une aura quasi magique. Nourrie de ces rencontres, son incessante pulsion créatrice s’est exprimée à travers des formes telles que la poésie sonore et visuelle, le cinéma expérimental, la performance, le roman et la musique, sans oublier la peinture et la photographie. L’exposition retrace les grandes étapes de ce parcours hors du commun qui traverse toutes les avant-gardes du XX siècle et montre, en contrepoint, les œuvres d’artistes dont il a été proche ou qu’il a inspirés : William Burroughs, Françoise Janicot et Bernard Heidsieck, John Giorno, Keith Haring, Patti Smith, Ramuntcho Matta... Elle témoigne également des liens très forts qui unissent Brion Gysin à Paris où il a vécu une grande partie de sa vie. Il y séjourne dans les années 1930 lorsqu’il est étudiant à la Sorbonne. Au tournant des années 1960, il fréquente les milieux surréalistes, au fameux Beat Hotel (9, rue Gît-le-Cœur, Paris 6 ème). À partir du milieu des années 1970 jusqu’à son décès en 1986, il s’installe dans un appartement situé face au Centre Pompidou. Peu avant sa mort, il fait de la Ville de Paris son légataire universel.
    Description

    Brion Gysin- Le dernier musée

    Ended 12 Jul 2026

  • Le Musée d’Art Moderne de Paris présente, du 30 octobre 2025 au 28 juin 2026, une exposition consacrée à Maurice Girardin, collectionneur visionnaire, galeriste et mécène dont le legs exceptionnel (Raoul Dufy, Pablo Picasso, Amedeo Modigliani...) a permis la création du musée. Chirurgien-dentiste de profession, Maurice Girardin commence à collectionner dès 1916 avant d’ouvrir, en 1920, sa propre galerie, La Licorne, où il s’attache à faire découvrir la jeune création contemporaine. À sa mort en 1951, il lègue à la Ville de Paris une collection exceptionnelle de plus de 500 œuvres. Par ce geste, il espère voir se concrétiser un musée d’art moderne dans la capitale, un projet qu’il soutient avec passion depuis les années 1920. Près de 380 œuvres rejoignent les collections du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1953. D’abord exposé au Petit Palais entre 1954 et 1957, la ville de Paris dut accélérer la fin des travaux du Musée d’Art Moderne, commencé en 1936, pour abriter cette inestimable collection. Le musée ouvre ses portes en juillet 1961. Grâce au Comité Histoire des Amis du Musée d’Art Moderne de Paris et au soutien généreux de la galerie de la Présidence, un fonds d’archives inédites de Maurice Girardin a été acquis en 2023. Ces documents offrent un éclairage nouveau sur sa collection et sur la place qu’il occupe dans l’histoire et du mécénat artistique de l’entre-deux-guerres. Une centaine d’œuvres issues de son legs sont présentées dans cet accrochage dans les collections permanentes, accompagnées de pièces d’archives et de livres illustrés. Cette exposition met en lumière les affinités esthétiques de ce collectionneur passionné : Georges Rouault, Marcel Gromaire, André Derain, Ossip Zadkine, Chaïm Soutine, Bernard Buffet... son intérêt précoce pour les arts extraeuropéens et sa curiosité de bibliophile
    Description

    Hommage à Maurice Girardin : collectionneur, galeriste et mécène

    Ended 28 Jun 2026

  • Du 20 novembre 2025 au 28 juin 2026, le Musée d’Art Moderne de Paris présente un accrochage consacré à l’artiste Max Wechsler (1925-2020), dans le cadre de la donation récemment faite au musée. Neuf oeuvres issues de cette donation seront exposées au sein des collections permanentes, en accès libre, retraçant près de soixante ans de création et de recherches formelles. Cet accrochage marque une étape importante dans l’histoire du lien entre l’artiste et le musée, initié dès 1968. La première exposition personnelle de Max Wechsler a été organisée au département de l’ARC du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, sous l’impulsion de Pierre Gaudibert, en novembre 1968. L’artiste y présentait alors ses compositions fantastiques aux résonances surréalistes. Près de soixante ans plus tard, la donation aujourd’hui reçue par le musée – amorcée du vivant de l’artiste et finalisée avec son épouse, Christine Fleurent – vient sceller ce dialogue historique. La diversité des oeuvres offertes témoigne des ruptures, des reprises et des mutations qui jalonnent le parcours de Max Wechsler, de la figuration imaginaire à l’abstraction conceptuelle. Né à Berlin, Wechsler est envoyé à Paris en 1939 pour fuir le nazisme, avant d’être définitivement séparé de sa famille, disparue à Auschwitz. Après la guerre, il devient illustrateur et graphiste pour le journal Vaillant, métier qu’il exerce parallèlement à sa pratique artistique jusqu’au début des années 1990. Ses premières toiles, influencées par Paul Klee ou Jean Dubuffet, lui valent une reconnaissance critique, avant qu’il n’interrompe la peinture entre 1972 et 1977 pour revenir pleinement à l’art sous une nouvelle forme. Dès la fin des années 1970, il s’oriente vers l’abstraction, puis abandonne complètement couleur et pinceau en 1984. La lettre typographique devient son matériau, et la photocopie noir et blanc, le ciseau et la colle, ses nouveaux outils. Dans ces oeuvres fragmentées, l’écrit apparaît comme une trace, un vestige, l’indice d’une histoire impossible à dire. Par agrandissements, déformations, effacements ou déconstruction des caractères, la lettre devient présence à la fois spectrale et permanente. Wechsler écrit : « La lettre sans cesse transformée, déstructurée, résiste, se révèle indestructible. […] Il me plaît d’associer ainsi la part de ce qui sera ignoré à jamais de celle qui, par ailleurs, demeurera indélébile. »
    Description

    Donation Max Wechsler

    Ended 28 Jun 2026

  • Pour son édition 2025, le Prix Marcel Duchamp est accueilli pour la première fois cette année au Musée d’Art Moderne de Paris (MAM). L’exposition des nommés 2025 est présentée sous le commissariat de Julia Garimorth (Conservatrice en chef et responsable des collections contemporaines au Musée d’Art Moderne de Paris) et Jean-Pierre Criqui (historien d'art, critique et conservateur au service des collections contemporaines du Musée national d'art moderne – Centre Pompidou). Créé par l’ADIAF, organisé depuis le départ en partenariat avec le Centre Pompidou et doté de 90 000 euros, le Prix Marcel Duchamp est l’un des grands prix de référence dans le monde de l’art contemporain. Depuis sa création en 2000 par l’ADIAF, le Prix Marcel Duchamp a distingué nombre d’artistes, devenus des figures incontournables de la scène internationale. Les travaux de rénovation du bâtiment historique du Centre Pompidou ont nécessité de trouver un lieu en « constellation ». Ainsi, les expositions du Prix Marcel Duchamp 2025 à 2029 auront lieu au Musée d’Art Moderne de Paris.
    Description

    Prix Marcel Duchamp 2025

    Ended 22 Feb 2026

  • Le Musée d'Art Moderne de Paris organise, avec le concours de l’artiste, la plus importante exposition à ce jour de l'œuvre de George Condo. À la fois peintre, dessinateur et sculpteur, George Condo développe un univers singulier nourri par une culture visuelle prolifique qui parcourt l’histoire de l’art occidentale des maîtres anciens à aujourd’hui.
    Description

    George Condo

    Ended 8 Feb 2026