Art Exhibitions

by Art Now Database

Paris

MEP – Maison Européenne de la Photographie

On now

  • Le retour de Nanténé Traoré sur la côte bretonne, qu’il fréquentait enfant avec sa mère, fait ressurgir des souvenirs traumatiques et marque le début d’une période de profonde dépression et de dissociation. Réalisées à partir de pellicules périmées datant des années 1990, les images traduisent cet état de trouble où la réalité semble se dérober. Les altérations chimiques du film modifient les couleurs, brouillent les contours et produisent des visions instables, presque fantomatiques. Dans ce paysage habité par les souvenirs, les promenades deviennent une manière de déplacer son attention vers le monde qui l’entoure et ce qui le constitue : les rivages, les oiseaux, les chiens errants ou encore les silhouettes familières endormies. Son regard se pose sur la beauté fragile des êtres et des lieux promis à l’effacement. Traversées de lumières vaporeuses, bleues ou orangées, les images brouillent les frontières entre les formes : les corps deviennent les paysages, et les paysages deviennent le reflet d’états intérieurs. Le film prolonge cette expérience de dissolution : un plan fixe sur un paysage est accompagné par la voix intérieure de l’artiste, qui nous guide au cœur de cette dérive sensible et mémorielle. L’exposition reúnit un nouveau projet photographique argentique, réalisé en Bretagne à l’été 2025, ainsi qu’un film tourné lors d’une résidence en Albanie durant l’été 2026. Commissariat par Victoria Aresheva.
    Description

    Nanténé Traoré — pays des merveilles

    Until 29 Nov 2026

    Nanténé Traoré — pays des merveilles at MEP – Maison Européenne de la Photographie, Paris
  • Irving Penn est un photographe américain né en 1917 dans une famille d’origine russe. Il étudie à la Pennsylvania Museum School of Industrial Arts entre 1934 et 1938, où il suit l’enseignement d’Alexey Brodovitch au sein de son Design Laboratory. Après une année consacrée à la peinture au Mexique, Penn revient à New York. En 1943, il est recruté par Alexander Liberman, nouveau directeur artistique de Vogue, pour concevoir des maquettes et proposer des idées de couvertures aux photographes du magazine. Reconnaissant en lui « un esprit et un regard qui savaient ce qu’ils voulaient voir », Liberman l’encourage rapidement à réaliser lui-même les photographies. En 1948, alors qu’il commence à se faire un nom grâce à ses natures mortes et à ses portraits, Liberman l’envoie au Pérou pour un reportage de mode à Lima. Une fois sa mission achevée, Penn se rend à Cuzco où il réalise une importante série de portraits des habitant·es de l’ancienne capitale inca. Cette expérience fondatrice confirme sa préférence pour l’environnement contrôlé du studio, qui lui permet d’éliminer tout élément superflu et de concentrer son attention sur l’essentiel : son sujet. Parallèlement à son travail pour Vogue, Penn entreprend à l’été 1949 un projet personnel consacré au nu féminin. Il photographie des modèles aux formes généreuses et expérimente différents procédés de tirage, notamment à l’aide de techniques de blanchiment et de redéveloppement. L’année suivante, il se rend à Paris pour photographier les collections de haute couture et il débute sa célèbre série Small Trades, consacrée aux métiers de la ville. Ces images font l’objet de vastes portfolios publiés dans Vogue. Nombre de ses photographies de mode mettent alors en scène Lisa Fonssagrives, mannequin d’exception qu’il épouse à Londres à l’issue de leur séjour parisien. Entre 1964 et 1971, Penn voyage à travers le monde pour Vogue et réalise des reportages photographiques au Japon, en Crète, en Espagne, au Dahomey (actuel Bénin), au Népal, au Cameroun, en Nouvelle-Guinée et au Maroc. En 1973, il ferme son studio de Manhattan et se consacre à l’exploration du procédé d’impression au platine-palladium dans le laboratoire qu’il aménage dans la ferme familiale de Long Island. Cette recherche donne naissance à trois de ses séries les plus emblématiques : Cigarettes (1972), Street Material (1975) et Archaeology (1979-1980). Ces ensembles sont présentés respectivement au Museum of Modern Art de New York en 1975, au Metropolitan Museum of Art en 1977 et à la Marlborough Gallery en 1982. En 1983, Penn rouvre un studio à Manhattan et reprend ses commandes commerciales ainsi que ses collaborations avec la presse. L’année suivante, une grande rétrospective de son oeuvre, organisée par John Szarkowski au Museum of Modern Art de New York, est présentée avant d’entamer une tournée internationale qui se poursuit jusqu’en 1989. À l’issue de cette rétrospective, Penn renoue avec la peinture et le dessin, tout en trouvant un nouvel espace de liberté créative dans sa collaboration de treize années avec le créateur de mode Issey Miyake. Durant les dernières décennies de sa vie, la créativité de Penn demeure intacte. Ses portraits, natures mortes, photographies de mode et de beauté continuent d’être régulièrement publiés dans Vogue. Soucieux d’organiser et de préserver l’héritage d’une carrière exceptionnellement prolifique, il fait don de ses archives professionnelles à l’Art Institute of Chicago en 1995 et fonde The Irving Penn Foundation en 2005. Irving Penn s’éteint à New York en 2009, à l’âge de 92 ans.
    Description

    Penn & Fashion

    Until 17 Jan 2027

    Penn & Fashion at MEP – Maison Européenne de la Photographie, Paris
  • La Petite Galerie propose au jeune public et aux familles une approche introductive à la création à partir d'une sélection d'œuvres des collections de la MEP. L'exposition En dialogue avec PENN & FASHION, l’exposition propose de regarder autrement un objet que nous connaissons tous et toutes : le vêtement. Nous en portons tous les jours, pour nous protéger du froid ou du soleil. Nous les choisissons aussi pour nous sentir bien, pour nous faire remarquer, pour ressembler aux autres… ou au contraire pour nous en distinguer. Dans les photographies de mode, les vêtements sont souvent soigneusement choisis et mis en scène. Les décors, les lumières, les poses et les attitudes sont pensés pour créer une image : celle d’un style, d’un rêve, d’une époque ou d’une personnalité. Mais les photographes s’intéressent aussi aux vêtements du quotidien, qui portent parfois les traces de la vie : des plis, des taches, des trous, des reprises, des signes d’usure. Ces vêtements peuvent te donner des indices sur la personne qui les porte, son activité, son époque, ses habitudes ou sa manière de vivre. Ils peuvent même garder la mémoire d’une histoire : celle d’une famille, d’un métier, d’un lieu, d’une génération… ou simplement celle d’un moment de la vie. Chaque photographe a choisi de regarder les vêtements… et les personnes autrement : une texture, un détail, une posture, un visage, un décor. Alors, que nous apprennent vraiment ces vêtements? À toi de regarder attentivement les photographies… Qui porte ces vêtements? Où se trouve la personne? Que peut-on deviner de sa vie? Pourquoi le·a photographe a-t-il choisi de montrer ce vêtement?
    Description

    Vêtement du quotidien

    Until 17 Jan 2027

    Vêtement du quotidien at MEP – Maison Européenne de la Photographie, Paris

Coming soon

  • La MEP présente la première exposition personnelle en France de l’artiste américain David Gilbert, réunissant une sélection d’œuvres réalisées au cours des quinze dernières années. À la croisée de la photographie, de la sculpture, du dessin, de la peinture et de l’installation, son œuvre explore les possibilités narratives et poétiques de la mise en scène. Dans son atelier, Gilbert compose et photograhie des assemblages à partir de matériaux modestes et éphémères — découpes de papier, tissus drapés, ficelles ou objets trouvés — qu’il transforme en sculptures anti-monumentales et en constructions aériennes d’une grande précision. Relevant d’une logique presque enfantine du faire et du jeu, ces formes fragiles semblent tenir dans un équilibre précaire. Ses photographies révèlent l’intimité de l’atelier, où la lumière naturelle sublime les matériaux et métamorphose chaque composition en une scène enchantée, semblable à un jardin secret. L exposition rassemble des œuvres aux atmosphères crépusculaires : châteaux de papier, rideaux translucides, structures instables ou dessins érotiques, baignés par les dernières lueurs du jour filtrant à travers les fenêtres. Entre maquette, nature morte et théâtre miniature déserté de ses acteur·ices, ces assemblages apparaissent dans un état de suspension, où la construction porte déjà les signes de sa disparition. Pour David Gilbert, la photographie devient ainsi le lieu où ces formes délicates, vouées à l’effacement, continuent d’exister.
    Description

    David Gilbert — Apparitions

    4 Dec 2026 – 17 Jan 2027

    David Gilbert — Apparitions at MEP – Maison Européenne de la Photographie, Paris
Recent past exhibitions
  • Spanning more than three decades, the exhibition brings together a committed and deeply human body of work, weaving a multilayered portrait of the United States in which celebrities and lesser-known individuals are approached with equal care and portrayed with dignity. Born in Amsterdam, Lixenberg sees the United States through the fresh, discerning eyes of a foreigner, offering a nuanced perspective on the myth of the American Dream. After arriving in New York in 1989, Dana Lixenberg began to develop a photographic language grounded in empathy, mutual trust, and attentive engagement. In doing so, her portraits offer a counter-narrative to prevailing media representations of America, a perspective that remains deeply relevant today.
    Description

    Dana Lixenberg — American Images

    Ended 24 May 2026

  • MEP Studio presents the first solo exhibition by Ghanaian-Dutch artist Joel Quayson, winner of the 2025 Dior Prize for Photography and Visual Arts for Young Talents. Working primarily with photography and video, he examines the multiple layers of his identity: culture, religion, gender and sexual orientation, as well as how they interweave and sometimes clash. The exhibition brings together two videos, each conceived as an intimate self-portrait. In 'How do you feel?' (2024), facing the camera as if before a mirror, Joel Quayson timidly changes clothes – from sober attire into party wear – while a voice relentlessly repeats the same question: 'How do you feel?'. In this stripped-down and poignant video, the artist courageously reveals his vulnerability. Shaped both by a Christian upbringing and his queer identity, he exposes the permanent tension between self-expression and cultural and familial expectations. The second video, 'Dance like no one is watching' (2025), is a montage of sequences showing the artist dancing in an empty room. Continuing his identity exploration through performance, the work expresses the liberating power of solitary dance, paradoxically filmed to be offered to the public gaze. Responding to each other, these two works articulate restraint, emancipation and the desire for self-affirmation. This introspective work, delicate and sincere, where vulnerability, pride and strength are expressed, speaks to a universal experience amplified in the digital age: the conflict between the impulse toward authenticity and the fear of judgment. What do we choose to show others? What do we keep to ourselves? And ultimately, how do we feel?
    Description

    Joel Quayson — How do you feel?

    Ended 5 Apr 2026