Paris
Musée d’Orsay
On now
- Cet accrochage est né d’un dispositif singulier : Orsay Lab, un appel à projets lancé en 2025 auprès des jeunes de 18 à 25 ans. Cette invitation destinée à la nouvelle génération d’artistes et de créateurs permet de découvrir les collections du musée d’Orsay sous un angle différent.Description
Échos de l’Invisible
Until 3 Jan 2027

- En 2024, un ensemble important de près de 200 peintures et dessins de Marie et Félix Bracquemond a rejoint le musée d’Orsay grâce à la générosité de Armel et Nicolas Jundt, descendants du couple d’artistes. Ce don a été complété la même année par plusieurs achats en vente publique.Description
Marie et Félix Bracquemond, dessins d'arts décoratifs
Until 10 Jan 2027

- « L’Imitation de Jésus-Christ » est l’un des premiers textes illustrés par Maurice Denis, où il lie son intérêt pour l’illustration, « décoration sans servitude du texte », et sa foi chrétienne. Ce livre est un recueil de dévotion, attribué au religieux flamand Thomas a Kempis, écrit au début du XVème siècle et ayant connu un immense succès de librairie jusqu’au XIXème où il est l’un des ouvrages les plus lus. Maurice Denis le découvre adolescent et désire très tôt l’illustrer. Finalement, après une dizaine d’années de travail, il trouve un éditeur en la personne d’Ambroise Vollard. Le livre illustré de gravures sur bois d’après les dessins de Denis est publié en 1903. Près de soixante-dix graveurs ont travaillé à sa réalisation. L’accrochage présente une sélection parmi les quelques 246 feuilles récemment acquises par le musée d’Orsay. Elle invite le visiteur à se plonger dans la genèse de l’œuvre et à tenter de comprendre le cheminement de l’artiste, de la première idée à l’image aboutie. Inlassable expérimentateur, Denis explore des techniques variées, crayon, encre, lavis, calque, pour traduire en dessin les préceptes religieux. Ces dessins seront exposés aux côtés de peintures et d’autres projets deDescription
Maurice Denis Illustrer la mystique chrétienne
Until 10 Jan 2027

- Scénographe majeur du théâtre et de l’opéra, longtemps complice de Patrice Chéreau, Richard Peduzzi a profondément renouvelé l’art de la scénographie. Au musée d’Orsay, ses maquettes monumentales de l’Opéra Garnier et de son quartier accompagnent les visiteurs depuis l’ouverture du musée en 1986. En 1986, Richard Peduzzi, connu pour ses réalisations d’avant-garde pour le théâtre et l’opéra, scénographiait des espaces du musée d’Orsay où il donnait toute sa place à l’architecture du XIX e siècle. Il imaginait notamment, au fond de la grande nef du musée, un dispositif mettant en lumière l’Opéra Garnier et son quartier, profondément transformé par les grands travaux du préfet Haussmann. La maquette du bâtiment de Charles Garnier et celle du quartier de l’Opéra, que l’on surplombe dans une mise en espace vertigineuse, constituent encore aujourd’hui l’un des temps forts de la visite, très apprécié du public. Elles restent une signature d’Orsay.Description
Vertige Richard Peduzzi à Orsay
Until 17 Jan 2027

- À l’occasion du centenaire de sa disparition, Claude Monet est mis à l’honneur dans la galerie impressionniste (salles 29 à 35) à travers un parcours dédié. Cinq peintures, récemment étudiées ou restaurées, révèlent une autre facette de son art, moins spontanée qu’il n’y paraît. RetraçantDescription
« Je passe ma vie à peindre »
Until 24 Jan 2027

- Du 15 septembre 2026 au 31 janvier 2027 le musée d’Orsay consacre une exposition ainsi qu’une expérience immersive en réalité virtuelle à Auguste Bartholdi, figure majeure de la sculpture française du XIXe siècle et auteur d’œuvres emblématiques, ainsi qu'à son chef d'œuvre « La Liberté éclairant le monde ». Conçue comme un cadeau de la France aux États-Unis et destinée initialement à commémorer le centenaire de l’indépendance américaine en 1876, la statue est finalement inaugurée dix ans plus tard, en 1886. Entre-temps, Bartholdi et ses soutiens ont dû faire preuve d’imagination, d’audace et de ténacité pour concevoir, promouvoir et construire ce qui était alors la plus grande statue du monde (46 m de haut, 93 m avec son piédestal).Description
Auguste Bartholdi La Liberté éclairant le monde
Until 31 Jan 2027

- En parallèle de l’exposition « Auguste Bartholdi, La Liberté éclairant le monde », le musée d’Orsay présente l’expérience inédite en réalité virtuelle « Une Statue pour la Liberté, le rêve de Bartholdi, de Paris à New York » déployée sur près de 700 m² dans la Galerie Amont du musée. Cette production immersive plonge les visiteurs au cœur de l’un des chantiers artistiques et techniques les plus ambitieux du XIXème siècle. Au fil du récit, ils deviennent témoins actifs de la naissance d’un rêve franco-américain, qui s’est transformé en monument et demeure aujourd’hui un symbole universel de liberté.Description
Une statue pour la liberté Expérience immersive en réalité virtuelle
Until 31 Jan 2027

- Pour marquer le centième anniversaire de la mort de l’artiste, le musée d’Orsay organise une grande exposition consacrée à Mary Cassatt (1844-1926). Il s’agit, en France, d’un événement attendu : les musées nationaux n’ont encore jamais dédié d’exposition majeure à Mary Cassatt, membre actif du groupe impressionniste et l’un de ses piliers. Son centenaire invite à examiner la place centrale de cette artiste de tout premier plan, parvenue, par son talent et sa détermination, à se forger une identité unique dans l’histoire de l’art de la fin du XIXᵉ siècle et du début du XXᵉ, de part et d’autre de l’Atlantique. Mary Cassatt se qualifiait d’« Américaine, nettement et franchement américaine », mais a d’abord ancré son art dans la tradition picturale des maîtres anciens, étudiée lors de ses voyages en Europe, avant deDescription
Mary Cassatt L'indépendante
Until 31 Jan 2027

Coming soon
- Reconnue comme l’une des artistes majeures de notre époque, l’artiste étatsunienne Jenny Holzer a placé les mots et les idées au cœur de sa pratique profondément engagée. Pour l’exposition J’ai vu, conçue avec et pour le musée d’Orsay à l’automne 2026, l’artiste mobilise des fragments de textes qu’elle a puisés dans les collections du musée d’Orsay ou des textes importants de l’époque qu’elle déploie sur ses supports de prédilections : installation monumentale, projection sur la façade historique de la gare, gravures sur pierre exotiques et affichage électronique lumineux. L’exposition prendra diverses formes, à commencer par des projections lumineuses sur la façade du musée, côté Seine, lors de la semaine d’inauguration en Octobre. Les extraits choisis par Holzer – allant de lettres d’artistes conservées dans les archives du musée à des écrits littéraires ou politiques contemporains de l’époque – transformeront l’extérieur du bâtiment et offriront aux passants une expérience immersive, presque intemporelle. À l’intérieur, une installation LED conçue spécifiquement pour le lieu, animée de flux colorés de textes, permettra aux visiteurs de s’immerger dans des contenus issus de l’histoire représentée dans les collections du musée.Description
Jenny Holzer J’ai vu
20 Oct 2026 – 21 Feb 2027

- Peintre de formation et de vocation, Gustave Le Gray (1820-1884) est la figure par excellence de l’artiste savant des premiers temps de la photographie en France. Il occupe une place centrale parmi les praticiens du XIXème siècle, aussi bien en raison de ses accomplissements et des ambitions artistiques qu’il nourrit pour le nouveau médium que pour son influence en tant que technicien, inventeur de perfectionnements majeurs, théoricien et pédagogue à l’origine d’une véritable école de photographie. Le Gray est présent dans les collections du musée d’Orsay depuis la première acquisition de photographies réalisée en 1979 par l’institution, qui conserve aujourd’hui de sa production l’un des ensembles les plus remarquables. Près de quarante ans après la première grande exposition consacrée en France à Le Gray, organisée au musée d’Orsay en collaboration avec l’Art Institute de Chicago (1988), et plus de vingt ans après la rétrospective de référence conçue par la Bibliothèque nationale de France (2002), cette présentation sera l’occasion de redécouvrir cet artiste dans la pluridisciplinarité de son talent. PlusieursDescription
Gustave Le Gray, Peintre photographe
10 Nov 2026 – 7 Feb 2027

- En prélude à l’exposition « Vuillard, théâtres intimes » présentée du 23 mars au 25 juillet 2027, cet accrochage réunit plusieurs acquisitions récentes, entrées dans les collections par don, dans les domaines de la peinture, du pastel et des artsDescription
Édouard Vuillard
15 Dec 2026 – 7 Mar 2027

- Loin d’être un modèle immuable, la famille se transforme tout au long du XIXᵉ siècle, au rythme des bouleversements politiques, sociaux et morals de l’époque. Encadrée par le Code civil, portée en triomphe par la bourgeoisie et traversée par la première vague féministe comme par les mutations romantiques du couple, elle devient un observatoire privilégié des tensions de la société moderne. Les artistes, témoins autant qu'acteurs de ces changements, en proposent des représentations tantôt idéalisées, tantôt critiques, parfois profondément ambiguës. À partir des riches collections du musée d’Orsay, l’exposition réunit peintures, sculptures, photographies, films, dessins et archives autour des multiples façons de « faire famille » en France entre 1848 et 1914. D’Edgar Degas à Pierre Bonnard, de Victor Hugo à Nadar, des Lumière àDescription
Histoires de familles
16 Mar 2027 – 18 Jul 2027

- Les œuvres à la fois intimistes et novatrices du peintre Édouard Vuillard (1868-1940), figure majeure du mouvement Nabi, ne cessent de nous séduire et de nous intriguer. Avec cette première exposition dédiée à Vuillard, en France, depuis presque 25 ans, le musée d'Orsay propose d'explorer un sujet inédit : la fascination de l’artiste pour le théâtre, qui imprègne et stimule son art pendant plus de cinq décennies, du début des années 1890 jusqu’à la fin des années 1930. Vuillard hante les cabarets et café-concerts autant qu’il se délecte de tragédies classiques, quand il ne fréquente pas des scènes plus alternatives où, dans les années 1890, se jouent des pièces symbolistes à la pointe de l’avant-garde. Spectateur assidu de tous lesDescription
Vuillard Théâtres intimes
23 Mar 2027 – 25 Jul 2027

Recent past exhibitions
- Figure majeure de l’impressionnisme, Pierre Auguste Renoir doit être (re) considéré, au même titre que Manet, Degas, Monet ou Caillebotte, comme l’un des grands peintres de la vie moderne du XIXe siècle. Entre le milieu des années 1860 et 1880, il invente une manière de peindre fluide et légère, éclatante de lumière et de couleur, mais aussi de nouveaux sujets, centrés sur les relations entre hommes et femmes. La vision heureuse, pudique et tendre de Renoir, dépourvue de tout élément sentimental, grivois ou dramatique, le distingue des peintres de son temps. L’artiste situe les interactions qu’il représente dans ses tableaux dans l’espace public, les nouveaux lieux de sociabilité modernes ou la nature – théâtres, restaurants, guinguettes, boulevards, jardins… – fréquentés par différentes classes sociales. Ces « scènes » populaires de l’amour moderne favorisent une plus grande liberté de mœurs et l’épanouissement d’amours « illégitimes », à une époque où les conventions bourgeoises et la morale religieuse régissent encore les relations amoureuses et sexuelles. Si ses représentations restent marquées par des stéréotypes de genre traditionnels, Renoir fait revivre le souvenir des « fêtes galantes » de Watteau, Boucher ou Fragonard pour réenchanter les rapports entre les hommes et les femmes et interroger, en filigrane, la question du désir masculin et du consentement féminin. Mais Renoir ne s’en tient pas aux jeux de séduction. Ses couples s’insèrent souvent dans un vaste réseau d’interactions sociales et affectives (amis, parents, enfants…). L’amour, compris comme force fondamentale liant les êtres entre eux et à la nature, guide son inspiration. La peinture, selon lui, doit être « une chose aimable, joyeuse et jolie ». Son regard et son pinceau relie gestes, regards, corps et décors, dans des compositions qui sont des mondes en soi. Durant cette période décisive, il s’essaie à plusieurs reprises au tableau de grand format, avec des scènes de convivialité moderne ( Le cabaret de la mère Anthony, Bal du moulin de la Galette (https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/bal-du-moulin-de-la-galette-497), Le déjeuner des canotiers …) qui apparaissent comme autant de manifestes et de protestations contre la solitude croissante de l’existence urbaine. Refusant les déterminismes sociaux et le regard misérabiliste porté par certains artistes naturalistes sur les classes populaires – dont il est lui-même issu –, il élude aussi, du même coup, une réalité plus sombre : misère, alcoolisme, prostitution et prédation masculine bourgeoise des femmes des classes populaires, sort des filles-mères et des enfants abandonnés… à moins qu’il ne fasse discrètement allusion à ces réalités qu’il connaît bien? Cette exposition, coorganisée avec la National Gallery de Londres et le Museum of Fine Arts de Boston, réinterroge l’apport fondamental de Renoir à l’impressionnisme et à l’histoire de l’art du XIX e siècle à travers la notion complexe et universelle d’amour, moteur central de son œuvre. Elle offre un regard neuf sur des tableaux si célèbres qu’il est devenu difficile d’en percevoir toute la radicalité. Pour la première fois depuis 1985 (date de la dernière rétrospective Renoir organisée à Paris, au Grand Palais), certains des plus grands chefs-d’œuvre de l’artiste et de l’impressionnisme seront réunis en France. Commissariat Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay ; Chris Riopelle, Neil Westreich Curator of Post 1800 Paintings, National Gallery, Londres ; Katie Hanson, William and Ann Elfers Curator of Paintings, Art of Europe, Museum of Fine Arts, Boston ; Avec la collaboration de Chiara di Stefano, Associate curator of Post 1800 Paintings at the National Gallery, London ; Lucie Lachenal-Tabellet, chargée d’études documentaires au musée d’Orsay.Description
Renoir et l'amour
Ended 19 Jul 2026
- Cette exposition, première dédiée aux œuvres dessinées de Renoir, mettra en lumière l’importance des techniques graphiques dans l’évolution de son art. Elle dévoile aussi les liens intimes entre ses peintures et ses dessins, particulièrement à partir des années 1880, quand Renoir s’éloigne de l’impressionnisme. Si les peintures de Renoir figurent toujours au nombre des icônes de l’impressionnisme, ses œuvres sur papier (dessins, aquarelles, pastels…) n’ont pas fait l’objet, jusqu’à ce jour, de la même attention. Il est vrai que l’artiste, reconnu avant tout comme un très grand peintre et coloriste, a longtemps souffert d’une réputation de piètre dessinateur. Il est vrai aussi que le corpus de ses œuvres graphiques est réduit (Renoir a sans doute détruit beaucoup de ses dessins) et hétérogène, comprenant aussi bien des croquis, des études pour des compositions peintes, des grands calques, des « notations » sur le motif à l’aquarelle, de véritables portraits au pastel, signés, exposés et vendus à des amateurs, des projets d’estampes ou d’illustrations, etc. Pourtant, le dessin joua un rôle déterminant dans le développement de l’art de Renoir, de ses premiers exercices d’étudiant dans les années 1850-1860 à ses dernières recherches les plus modernes des années 1910. Ainsi, pour certaines œuvres, comme Les Baigneuses. Essai de peinture décorative ou encore Maternité, il multiplie les études pour arriver à la forme parfaite. « [Renoir] est un dessinateur de première force ; toutes ces études préparatoires pour un tableau seraient curieuses à montrer au public qui s’imagine généralement que les impressionnistes travaillent avec la plus grande désinvolture. » (Berthe Morisot) L’exposition, qui présentera une centaine d’œuvres venues du monde entier, dont des feuilles jamais vues auparavant et aussi plusieurs peintures, est pensée comme une plongée dans l’intimité du processus créatif de l’artiste, au plus près de ses recherches sur la lumière, la forme et la couleur. Elle sera aussi l’occasion d’admirer l’aisance insoupçonnée et la grande liberté avec laquelle l’artiste a abordé des techniques très variées : dessins à la mine de plomb, au crayon Conté, au fusain, à la plume et à l’encre (noire ou rouge), pastels, aquarelles et gouaches, etc. Une place particulière sera donnée à la technique de la sanguine, qui, pour un certain nombre de raisons (souplesse et épaisseur du trait, couleur rouge en lien avec la représentation de la chair et du nu, références aux maîtres du XVIII e siècle que Renoir admire, etc.), devient le matériau de prédilection de l’artiste à partir des années 1880. Au début du XX e siècle, ces œuvres suscitent l’admiration de nombreux artistes, parmi lesquels Bonnard (« Bonnard parle avec une modestie sans feinte […] du dessin de Renoir où il se croit incapable d’atteindre », écrit Thadée Natanson) ou Picasso, qui fut le propriétaire d’une des sanguines les plus spectaculaires de Renoir. Cette exposition est coorganisée avec la Morgan Library & Museum. Commissariat Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay ; Colin Bailey, directeur de la Morgan Library & Museum ; Anne Distel, conservatrice générale honoraire du patrimoine, musée d’Orsay ; Avec la collaboration de Sarah Lees, Research Associate to the Director à la Morgan Library and Museum ; Cloé Viala, chargée d’études documentaires au musée d’Orsay.Description
Renoir dessinateur
Ended 5 Jul 2026
- « Lumière du Nord » présente une sélection de dessins scandinaves et néerlandais issus des collections du musée d'Orsay mettant en avant la richesse artistique de l'Europe du Nord. Paysages symbolistes et scènes domestiques révèlent la diversité du dessin nord-européen du XIXe siècle. Cet accrochage met en exergue la volonté du musée de renforcer sa collection d’œuvres d’artistes étrangers. Des acquisitions récentes d’artistes suédois et néerlandais y côtoient des feuilles qui dans certains cas sont entrées dans les collections nationales il y a plus d’un siècle. Des paysages symbolistes nordiques, longtemps absents des collections de dessins, viennent contrebalancer les scènes domestiques paisibles de Carl Larsson et Peder Severin Krøyer, et des artistes tels Carl Forsberg et Philippe Smit, peu connus de leur vivant, trouvent leur place à côté de ces grands noms.Description
Lumière du nord - Dessins scandinaves et néerlandais du musée d’Orsay
Ended 10 May 2026
- L’artiste canadienne Larissa Fassler, dont la pratique consiste à cartographier empiriquement des lieux publics afin d’exposer visuellement les relations entre ces espaces et ceux qui les fréquentent a été invitée à mener ses recherches au musée d’Orsay, dans la perspective des grands travaux de réaménagement que l’établissement prévoit afin de fluidifier l’accès du public. De septembre à novembre 2023, Larissa Fassler a passé trois mois à arpenter quotidiennement le musée d’Orsay. Elle a commencé par cartographier le musée en utilisant son propre corps comme outil de mesure. Chaque espace a ainsi été restitué sous forme d’une esquisse préparatoire dessinée à la main. Sur ces dessins, elle a ensuite tracé les déplacements des personnes dans le musée : au stylo bleu, un point indique l’endroit où quelqu’un s’est arrêté ; une ligne en pointillés montre son parcours, devenant rouge lorsque l’atmosphère changeait : quand les visiteurs semblaient bloqués, frustrés, tendus ou agités. Elle a consigné ce qu’elle voyait, entendait et remarquait : des bribes de conversations, des postures corporelles, des vêtements, des moments de friction ou de pause. Sous le regard attentif de cette artiste se déploie un état des lieux précieux pour comprendre la vie au sein du musée avant que des aménagements d’ampleur n’améliorent la circulation.Description
Invitation
Ended 22 Mar 2026
- L’artiste canadienne Larissa Fassler, dont la pratique consiste à cartographier empiriquement des lieux publics afin d’exposer visuellement les relations entre ces espaces et ceux qui les fréquentent a été invitée à mener ses recherches au musée d’Orsay, dans la perspective des grands travaux de réaménagement que l’établissement prévoit afin de fluidifier l’accès du public. De septembre à novembre 2023, Larissa Fassler a passé trois mois à arpenter quotidiennement le musée d’Orsay. Elle a commencé par cartographier le musée en utilisant son propre corps comme outil de mesure. Chaque espace a ainsi été restitué sous forme d’une esquisse préparatoire dessinée à la main. Sur ces dessins, elle a ensuite tracé les déplacements des personnes dans le musée : au stylo bleu, un point indique l’endroit où quelqu’un s’est arrêté ; une ligne en pointillés montre son parcours, devenant rouge lorsque l’atmosphère changeait : quand les visiteurs semblaient bloqués, frustrés, tendus ou agités. Elle a consigné ce qu’elle voyait, entendait et remarquait : des bribes de conversations, des postures corporelles, des vêtements, des moments de friction ou de pause. Sous le regard attentif de cette artiste se déploie un état des lieux précieux pour comprendre la vie au sein du musée avant que des aménagements d’ampleur n’améliorent la circulation.Description
Larissa Fassler - État des lieux
Ended 22 Mar 2026
- À la fin du XIX e siècle, entre la France et l’Italie, à l’instar de nombreux artistes et écrivains (tels Henri Rivière, Pierre Bonnard, Maurice Denis ou Émile Zola) qui s’emparent d’un boitier pour enregistrer leur quotidien et celui de leurs proches, Gabrielle Hébert a une pratique privée et sentimentale de la photographie, favorisée par la révolution technique et esthétique permise par l’instantané. À la Villa Médicis, en tant qu’épouse du directeur, elle organise les réceptions et reçoit le gotha en visite. Vite, elle échappe cependant aux assignations et acquiert pour elle un appareil photographique, prend quelques leçons auprès d’un professionnel romain et installe, en compagnie d’un pensionnaire du même âge qu’elle, une chambre noire pour développer ses négatifs, tirer et retoucher ses épreuves. C’est le début d’une très volumineuse production de clichés, qu’elle consigne dans ses agendas. Pas un jour ou presque sans prise de vue ; ceux-ci sont parsemés de mentions qui indiquent son action de photographier : « Je photo…. Je photographie… ». Si Gabrielle Hébert partage son goût du portrait mondain et du tableau vivant avec les frères Luigi et Giuseppe Primoli, neveux de la Princesse Mathilde Bonaparte et pionniers de la photographie instantanée en Italie, elle explore en solo dans la Villa Médicis tous les genres de la photographie : nu, reproduction d’œuvres d’art, paysage, nature morte, « récréations photographiques »... Offrant le point de vue d’une personne installée à demeure qui regarde, éblouie, le palais, le site et ses habitants (pensionnaires, employés, modèles, chiens et chats) depuis l’intérieur et à toutes les saisons, sa production révèle un pan totalement méconnu de la vie dans ce phalanstère artistique. Son journal en images est en effet le premier proto-reportage sur le quotidien de l’institution, autant espace de résidence, de formation et de création des lauréats du Grand Prix de Rome (dont de nombreuses œuvres sont aujourd’hui conservées par le musée d’Orsay) que laboratoire d’une nouvelle relation politique entre la France et l’Italie, tout juste « unifiée » (1861) et dont Rome est devenue capitale en 1871. Il constitue aussi un témoignage inédit sur l’un des premiers couples de créateurs à la Villa Médicis. Si Gabrielle assiste Ernest dans ses activités d’artiste en posant pour lui, en préparant ses toiles, en retouchant ses peintures, voire en les copiant, Ernest, lui, est le point de mire de la photographe. Renversant les stéréotypes de genre, elle le regarde obsessionnellement et le saisit sans répit. Séances de pose avec les modèles, progression des peintures, moments de convivialité avec les visiteurs, interactions avec les pensionnaires, mais également promenades dans la campagne romaine, baignades au bord de la mer ou encore solitude au bureau : tous les aspects de la vie d’Ernest Hébert, artiste, directeur et époux sont scrutés et documentés. Aussi, quand elle rentrera définitivement en France avec lui, Gabrielle cessera de cultiver cette passion photographique, née en Italie et en exil, s’attachant cependant à photographier Hébert jusqu’au bout afin de l’immortaliser par l’image. Avant cela, s-extrayant du huis-clos formé par le Palais renaissance et ses occupants excentriques, elle réalisera en 1898 son chant du cygne photographique à travers un périple en Espagne, sur laquelle elle pose un regard résolument moderne, nourri par le cinéma naissant. Cette exposition chrono-thématique, des débuts photographiques (1888) de Gabrielle Hébert à ses dernières images (1908), aura pour ambition de présenter ce qu’elle a fait de la photographie et ce que la photographie a fait d’elle. Grâce à ses images, qu’elle partage et échange avec ses proches, cette femme s’assure une place d’auteure et un statut social dans un milieu où la création artistique est réservée aux hommes. Mais plus que tout, la photographie la révélera à elle-même : à travers le récit d’une géographie et d’une époque particulièrement exceptionnelles, elle inventera en réalité sa propre mythologie. Ce faisant, elle est la première chroniqueuse en photographie de la Villa Médicis, et désormais une figure de l’histoire de ce médium. Les œuvres exposées seront majoritairement des tirages originaux (de format 9 x 12 cm), ainsi que les albums photographiques confectionnés par Gabrielle Hébert, ses agendas, des boites de plaques de verre et des appareils de prise de vue qu’elle a utilisés. Des agrandissements réalisés à partir des négatifs non tirés par elle dynamiseront la présentation. Des dessins et des peintures d’Ernest Hébert compléteront le parcours, ainsi que des reliques sentimentales (palette, médaillon, lettres), témoignages d’une histoire d’amour pour un homme et un pays.Description
Gabrielle Hébert. Amour fou à la Villa Médicis
Ended 15 Feb 2026