Brussel
Villa Empain
On now
- La Fondation Boghossian présente Shape of absence, une exposition initiée sur l’invitation de Louma Salamé, qui rend compte de la tragédie patrimoniale en cours en Syrie depuis 2011. Le parcours s’articule autour de l’installation monumentale de Hrair Sarkissian Stolen Past, en dialogue avec les images immersives d’Iconem du site de Palmyre. Une réflexion sensible sur la disparition, la mémoire et la résilience. Berceau millénaire de civilisations et carrefour culturel majeur, la Syrie voit depuis 2011 son patrimoine gravement menacé et exploité par la guerre, entre destructions, pillages et trafic d’antiquités. L’exposition s’attache à rendre compte de la tragédie en cours et met en lumière la nécessité de documenter les sites face à la perte de millions d’objets archéologiques. Stolen past, la saisissante installation de Hrair Sarkissian, s’inscrit pleinement dans cette recherche. Formé dès son plus jeune âge dans le studio photographique de son père à Damas, l’artiste est aujourd’hui reconnu comme l’un des photographes conceptuels majeurs de sa génération. Sa pratique, profondément ancrée dans l’histoire et la mémoire, trouve ici une résonance particulière. L’œuvre monumentale présente 48 lithophanies disposées telles des stèles funéraires, instaurant une atmosphère de recueillement. Illuminées, elles laissent apparaître des images proches de la photographie en noir et blanc, représentant des artefacts disparus du musée de Raqqa, en Syrie. L’institution fondée en 1981 était autrefois riche de 8.000 objets couvrant une vaste période historique. Entre 2013 et 2017, l’État islamique a pris le contrôle de la ville et a entièrement pillé ses musées et leurs collections. Des milliers de pièces inestimables, seules 880 subsistent aujourd’hui. En réactivant une technique du milieu du XIXe siècle, l’artiste documente ces vestiges absents au moyen de lithophanies imprimées en trois dimensions sur de fines plaques translucides. Le projet met en lumière la manière dont l’absence peut être rendue visible, et interroge, plus largement, les formes de mémoire propres aux communautés marquées par la violence. En écho, les images immersives présentées dans l’exposition sont issues des technologies de numérisation et de reconstruction 3D d’ Iconem et révèlent le site de Palmyre en Syrie fragilisé par le temps et les conflits. Entre vestiges monumentaux, détails sculptés et étendues silencieuses, le visiteur est invité à contempler ce qui demeure autant que ce qui manque. L’absence devient ici une forme visible : celle des traces, des ruines et des fragments qui continuent de raconter une histoire. À la croisée de l’art, de la mémoire et de l’innovation, Shape of absence interroge notre lien au patrimoine disparu et la capacité des images à préserver ce qui semblait perdu.Description
Shape of absence
Until 24 Jan 2027

Coming soon
- Soleil Noir présente cet automne à la Villa Empain une centaine d’œuvres d’artistes exclusivement belges. Couvrant 130 ans de création artistique, l’exposition invite le public à explorer l’œuvre de Léon Spilliaert en regard de figures majeures de l’art moderne et contemporain. Le parcours se déploie au fil de thématiques telles que l’autoportrait, le nu, la mélancolie, le paysage ou encore la mer du Nord. Un ensemble exceptionnel d’une trentaine d’œuvres de Léon Spilliaert dialogue avec les créations de ses contemporains, parmi lesquels James Ensor, Constant Permeke, Edgar Tytgat, George Minne et Henry Van de Velde. L’exposition met également en lumière l’influence profonde exercée par cette tradition artistique belge sur les générations suivantes, de Luc Tuymans à Thierry De Cordier, Hans Op de Beeck et Michaël Borremans.Description
Soleil Noir
22 Oct 2026 – 19 Mar 2027

Recent past exhibitions
- La Fondation Boghossian présente Diary of Happiness, la première exposition majeure de Jean-Michel Othoniel à Bruxelles, avec plus d’une centaine d’oeuvres inspirées par trente ans de voyages à travers le monde. En écho à la mission de la Fondation Boghossian, au service du dialogue entre les cultures, l’artiste invite à un parcours qui retrace les voyages qui ont formé son regard sur le monde. Sorte de géographie de sa pensée, chaque pièce est liée à un pays. Arménie, Belgique, Chine, États-Unis, France, Inde, Japon, Mexique ou Turquie sont autant de destinations merveilleuses faites de rencontres et d’échanges. En plus des sculptures et installations monumentales qui se déploient au jardin et dans les espaces de la Villa Empain, une centaine d’aquarelles, œuvres sur papier rarement montrées, sont le fil conducteur d’une exposition intime et joyeuse. Telles un carnet de voyage, elles se révèlent au fil des salles, comme le journal de toutes ses années passées à l’étranger, autant de témoins de ses voyages amoureux. La maison habitée par les œuvres de Jean-Michel Othoniel devient un lieu de mémoire, de voyage intérieur, fait de transformations et de rêveries, un point de départ et d’arrivée.Description
Diary of Happiness / Othoniel
Ended 4 Oct 2026
- Dans le cadre de sa participation à EUROPALIA ESPAÑA, la Fondation Boghossian présente Biblioteca Nacional, une exposition conçue avec Elsa Paricio. Pour la première fois en Belgique, l’artiste espagnole expose un corpus d’œuvres qui se déploie au Project Space de la Villa Empain. La scénographie originale imaginée pour l’exposition s’articule autour de l’œuvre monumentale Biblioteca Nacional (2018-2025). Fruit de six années de travail, ce projet a conduit Elsa Paricio à disséminer des cylindres de verre remplis d’un mélange d’encre de Chine et d’eau dans des paysages, des usines abandonnées, des maisons désertées ou des sites naturels d’Espagne. Fragiles et exposés aux éléments, ces objets se sont transformés par un lent processus d’évaporation au contact du temps et de la lumière, devenant des témoins silencieux de leur environnement. Leurs parois, marquées de lignes d’encre et de poussière, enregistrent les traces d’une mémoire en devenir. Véritables « objets-paysages », les cylindres composent une bibliothèque nationale fragmentée et poétique, où s’entrelacent mémoire intime et identité collective. Sans imposer une définition, l’œuvre invite chaque spectateur à projeter sa propre idée de maison, de territoire ou de pays, et à réfléchir à la coexistence entre notre temps humain et le temps impassible de la nature. À la Villa Empain, l’artiste prolongera son geste en disposant deux cylindres de verre dans le parcours de l’exposition. Cette intervention in situ inscrit l’œuvre dans le lieu même qui l’accueille, faisant de Biblioteca Nacional une œuvre en devenir, appelée à se compléter et à s’enrichir au fil de ses étapes d’exposition. Des œuvres sur papier, vidéos et une installation complètent l’ensemble. Chaque œuvre est le reflet d’un moment de la vie de l’artiste, transformant ainsi son existence en un projet artistique global, en perpétuelle évolution. Elsa Paricio, née en 1985 à Madrid, est une artiste visuelle espagnole inscrite dans le courant de l’art conceptuel. Son travail se distingue par la combinaison singulière d’illustrations, de littérature, de science et d’un esprit de collection, créant des œuvres complètes composées à la fois de textes et d’images. Paricio a suivi une formation scientifique, une influence majeure dans sa pratique artistique, qu’elle met au service d’une exploration analytique et introspective de la nature, en particulier des plantes et de la vie humaine, ainsi que de l’imaginaire.Description
Biblioteca Nacional - Europalia España ◇ Elsa Paricio
Ended 10 May 2026
- La Fondation Boghossian présente Fire, une exposition qui réunit une cinquantaine d’artistes modernes et contemporains de tous horizons autour du thème fascinant du feu. À travers une grande variété de médiums – sculpture, peinture, installation, photographie, vidéo ou tapisserie – les œuvres explorent les multiples visages du feu : flamme, bougie, électricité, fumée… Du foyer chaleureux aux cendres grises, de l’étincelle au brasier, chaque création interroge la puissance symbolique, physique et sensorielle de cet élément universel. Depuis la nuit des temps, le feu fascine autant qu’il effraie. Présent dans toutes les cultures, il traverse les mythes, les rituels et les fêtes – des célébrations médiévales aux grandes cérémonies contemporaines comme le Burning Man. Ambivalent par nature, il incarne à la fois la vie et la destruction. Dès la genèse, le feu brille au paradis, tandis qu’il brûle en enfer. Flamme douce et réconfortante du foyer, il soigne, éclaire et réchauffe. Mais il est aussi incendie, ravage, brûlure, et suscite un imaginaire de peur et de violence. Cette dualité a profondément inspiré les artistes, qui jouent avec cette tension entre chaleur protectrice et danger incontrôlable. Le feu est aussi langage, passion, métaphore. Il symbolise l’amour, le désir, la révolte ou la renaissance. De l’étincelle initiale au feu intérieur, il traverse nos expressions et nos émotions. Il est difficile à allumer, plus encore à éteindre – à l’image des passions humaines. Qu’est-ce que le feu? Le feu est une substance qu’on identifie autant au vide qu’au plein. Il est métamorphose. L’exposition explore cette énigme en abordant ses multiples formes : naturelles, domestiques ou symboliques.Description
Exposition
Ended 1 Mar 2026
- L’exposition 'Fire' explore les multiples dimensions du feu dans l’art moderne et contemporain et invite les visiteurs à une expérience sensible et visuelle autour de cet élément vital et intemporel.Description
Fire
Ended 1 Mar 2026
- L’exposition ‘Guncaps’ explore la manière dont Ahmed Mater transforme des objets issus de l’enfance en une expérience visuelle et symbolique autour de la liberté, de la paix et de l’échange culturel.Description
Guncaps - Ahmed Mater
Ended 1 Mar 2026