Rome
FRENCH ACADEMY OF ROME, VILLA MEDICI
On now
- Après Histoires de pierres, inspirée par Roger Caillois, puis Le Chant des sirènes consacrée à l’eau, cette nouvelle exposition aborde, à travers le pétrole, la question de l’œuvre d’art à l’ère du réchauffement climatique et de notre civilisation qui brûle. Plus spécifiquement, l’exposition questionne l’impact du pétrole sur les pratiques artistiques contemporaines et sur nos imaginaires refaçonnés par la modernité. Conçue comme une exploration des rapports entre art et pétrole, elle réunit des œuvres qui interrogent la manière dont l’industrie pétrolière a conditionné les rapports de pouvoir entre le Nord et le Sud sur la base de l’extraction des ressources naturelles, notamment dans la période postcoloniale. De l’implantation des raffineries, des pipelines ou encore des plateformes offshore, en passant par les révolutions, coups d’état, chocs pétroliers et catastrophes climatiques, c’est toute une histoire visuelle et critique de la pétromodernité qui est suggérée par les artistes de l’exposition – de Robert Smithson, Nancy Holt ou Robert Rauschenberg à Monira Al Qadiri, Zina Saro-Wiwa ou Ana Alenso. Le pétrole y apparaît moins comme une simple ressource que comme une force active, un ensemble de flux matériels et symboliques traversant les œuvres ; voire un système cosmologique, une dramaturgie d’éléments naturels ou chimiques qui influent sur la politique, l’économie, l’urbanisme… L’exposition examine autant les stratégies des infrastructures pétrolières pour se rendre invisibles que leur mise en scène à des fins esthétiques ou idéologiques. Elle souligne la convergence entre les pratiques artistiques et les pratiques militantes qui se rejoignent face à « l’impérialisme fossile » selon les mots du penseur Andreas Malm, et pour envisager un monde post-pétrole.Description
Soleil noir - Pétrole et art contemporain
Until 18 Jan 2027

- À l’occasion du centenaire de la naissance de François Morellet (1926–2016), la Villa Médicis expose dans ses espaces patrimoniaux cinq œuvres d'un des protagonistes de l’abstraction géométrique. L’exposition s’inscrit dans le cadre du programme d’hommage national 100 × Morellet lancé à l’initiative du Centre Pompidou, de l’Estate et du Fonds de dotation Morellet, ainsi que du projet italien ∞François Morellet∞ Centenario in Italia 1926–2026. Cet automne, la Villa Médicis rend hommage à l’une des figures majeures de l’art contemporain à travers l’exposition François Morellet, pique-nique romain. Le tableau 40 lignes au hasard (spécialesDescription
Exposition François Morellet Pique-Nique Romain
Until 18 Jan 2027

- pendant trois mois « Paysage » (1909) de Francis Picabia au cœur de ses chambres historiques. L’œuvre est présentée en écho à l’exposition « Picabia, Ouvrir les portes de la nuit » au Palazzo Reale de Milan sous le commissariat d’Anne Berest Picabia. Ce prêt remarquable à la Villa Médicis met en lumière un tournant décisif dans l’histoire de l’art moderne : la transition de l’artiste vers l’abstraction naissante.Description
Exposition invitation Francis Picabia Paysage
Until 18 Jan 2027

Recent past exhibitions
- Le Festival des Cabanes de la Villa Médicis célèbre sa cinquième édition du 20 mai au 28 septembre 2026! Depuis sa création en 2022, le festival transforme chaque été les jardins historiques de l’Académie de France à Rome en un laboratoire d’expérimentation et de pratique architecturale. La nouvelle édition présente six cabanes à visiter dans les jardins, une librairie éphémère et une programmation artistique pluridisciplinaire. Les six cabanes sont des créations architecturales originales imaginées par six équipes aux pratiques et horizons variés : Bento Architecture, l’ECAL avec Mutina, la Fondation Huttopia, la NABA, PRÌA et VELIA, et salazarsequeromedina. L’idée de cabane, qui donne son nom au Festival, est le point de départ d’un dialogue entre architectes, artistes, concepteurs et paysagistes autour de différentes préoccupations : comment proposer des formes architecturales non invasives? Quelles solutions d’habitat durable pour demain? Conçues en bois, acier, briques ou matériaux de réemploi, les cabanes prennent place dans les quadrati du jardin historique, rectangles d’herbe plantés de pins dont certains ont près de 200 ans, et délimités par des haies de lauriers, buis, chênes verts et myrtes. La déambulation de cabane en cabane offre une nouvelle expérience des jardins de la Villa Médicis et invite à prendre de la hauteur pour apprécier le saisissant panorama sur Rome.Description
Architecture - Jardin Festival des Cabanes de la Villa Médicis 2026
Ended 28 Sept 2026
- Commissaires : Anne de Mondenard Carole Sandrin Réserver DécouvrirDescription
Agnès Varda
Ended 25 May 2026
De-ci de-là, Paris-Rome
Ended 25 May 2026
- L’exposition invite à une immersion dans le Paris d’après-guerre et plus particulièrement dans la cour-atelier de la rue Daguerre, lieu de vie, de création et d’expérimentation d’Agnès Varda pendant près de sept décennies, indissociable de son Œuvre. Aux années parisiennes répondent les photographies réalisées par l’artiste lors de voyages en Italie, de Venise à Rome, dans les villas et jardins de la Renaissance ou sur les plateaux de cinéma. À travers les lieux et les figures qui l’ont inspirée, la rétrospective retrace le parcours d’une artiste prolifique et singulière. Son travail fera également l’objet d’une autre exposition en Italie à la Galleria Modernissimo de la Cineteca di Bologna. Intitulée [LINK text='Viva Varda' href='https://cinetecadibologna.it/programmazione/mostre/'] (5 mars 2026 – 10 janvier 2027), cette exposition réalisée en collaboration avec la Cinémathèque française et Ciné-Tamaris explorera toute l’œuvre de la première cinéaste à avoir remporté l’Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Le Paris d’Agnès Varda Commissaire : Anne de Mondenard, musée Carnavalet – Histoire de Paris. Avec la collaboration exceptionnelle du musée Carnavalet – Histoire de Paris, Paris Musées et de Rosalie Varda. L’exposition à la Villa Médicis met en regard l’œuvre de la photographe avec celle de la cinéaste à travers un ensemble de 130 tirages originaux, extraits de films, publications, documents, affiches, photographies de tournage et objets ayant appartenu à l’artiste. Conçue par le musée Carnavalet – Histoire de Paris, sous la direction de Anne de Mondenard et Paris Musées, elle a été présentée du [LINK text='9 avril au 24 août 2025' href='https://www.carnavalet.paris.fr/expositions/le-paris-dagnes-varda'] à Paris. La rétrospective est le fruit d’un travail de recherche de plus de deux ans et s’appuie sur le fonds photographique d’Agnès Varda ainsi que sur les archives de Ciné-Tamaris, la société de production qu’elle a créée, aujourd’hui dirigée par Rosalie Varda et Mathieu Demy, ses enfants. Le parcours retrace les débuts de photographe d’Agnès Varda et son installation dans la cour-atelier de la rue Daguerre au début des années 1950, transformée en studio de prise de vue, laboratoire photo et lieu de sa première exposition en 1954. Cette cour, partagée plus tard avec son conjoint le cinéaste Jacques Demy, devient le cœur battant de son univers. Photographies et extraits de films soulignent le regard décalé, teinté d’humour et d’étrangeté, que l’artiste porte sur les rues de la capitale et ses habitants. À travers des œuvres cinématographiques comme Cléo de 5 à 7 (1962) ou Daguerréotypes (1975), la rétrospective met notamment en lumière son attention constante aux femmes et aux vies en marge. L’exposition inclut les œuvres de plusieurs artistes présentés en dialogue avec les photographies et films d’Agnès Varda : Giancarlo Botti, Michaële Buisson, Alexander Calder, Martine Franck, Dominique Genty, JR, Liliane de Kermadec, Michèle Laurent, Claude Nori, Laurent Sully-Jaulmes, Robert Picard, Valentine Schlegel, Collier Schorr. L’Italie d’Agnès Varda Commissaire : Carole Sandrin, Institut pour la photographie. En coproduction avec l’Institut pour la photographie des Hauts-de-France, à partir du fonds photographique et des archives de la Succession Agnès Varda. Avec la collaboration de Rosalie Varda. Dans le prolongement de l’exposition conçue par le musée Carnavalet, L’Italie d’Agnès Varda est un éclairage sur les liens entre Agnès Varda et l’Italie à travers une sélection de photographies inédites, réalisées par l’artiste lors de deux séjours en Italie en 1959 et 1963. Agnès Varda est alors connue comme photographe de théâtre et répond à de nombreuses commandes de reportage pour la presse en France et en Europe. En 1959, elle parcourt Venise et sa région en repérage de lieux pour La Mélangite (ou les Amours de Valentin ), film qu’elle ne réalise finalement pas. Ses photographies témoignent de sa découverte de l’Italie et de son goût pour le pittoresque. Ses vues de Venise et de ses habitants sont fidèles à son état d’esprit. À la Villa della Torre, près de Vérone, et dans les jardins de Bomarzo dans le Latium, les matières et l’étrangeté des sculptures la captivent. En mai 1963, la revue française Réalités lui commande le portrait de Luchino Visconti, tout juste récompensé de la Palme d’or pour son film Le Guépard. Elle s’envole pour Rome avec trois appareils photographiques. Planches-contacts et photographies couleur témoignent de cette séance de pose avec celui que la presse surnommait le « prince taciturne du cinéma italien ». Au même moment, Jean-Luc Godard réalise Le Mépris dans les studios Titanus. Agnès Varda se rend sur le tournage et photographie son ami dirigeant Brigitte Bardot, Jack Palance et Michel Piccoli. Une cinquantaine de tirages originaux de la collection de Rosalie Varda, des documents provenant de ses archives et du fonds déposé à l’Institut pour la photographie des Hauts-de-France racontent pour la première fois le rapport d’Agnès Varda à l’Italie.Description
Exposition Agnès Varda De-ci de-là, Paris-Rome
Ended 25 May 2026
- Dans la série Mythes & Clichés : Romans-photos, Nicole Gravier s’empare des codes du roman-photo italien des années 70 à travers des mises en scène qui détournent avec ironie les poses répétitives, les comportements stéréotypés et les clichés du genre. Son travail invite à déconstruire la narration patriarcale des images fondée sur la subordination des femmes et l’idéal d’accomplissement par l’amour et le mariage. La série Mythes & Clichés : Publicités prolonge cette démarche en détournant les images de la culture de masse, notamment de la mode et de la presse féminine. L’artiste démystifie les modèles normés de bonheur, de beauté et de réussite véhiculés par une société encore largement empreinte de conformisme. À travers des codes stylistiques à la fois ironiques et subtils, Nicole Gravier revendique des positions socio-politiques affirmées. Son travail s’inscrit dans le courant de l’art « sémiotique ». À l’instar de Roland Barthes dans Fragments d’un discours amoureux (1976), Nicole Gravier interroge la façon dont les signes produisent le sens, fabriquent des mythes et se prêtent au détournement. En découpant, recomposant, réélaborant et perturbant les images, elle met en évidence les lieux communs des récits visuels, met le texte en crise et révèle avec humour les procédés de fabrique de la fiction du féminin. Son geste met au jour les mécanismes de la domination symbolique et invite le spectateur à s’interroger sur ce qu’il croit voir. Son travail trouve un écho particulier dans la révolution féministe italienne des années 1970 qui questionne le pouvoir du langage et de l’image. Présentée à la Villa Médicis en parallèle de l’exposition [LINK text='Agnès Varda, de-ci de-là, Paris–Rome' href='https://villamedici.it/programme/agnes-varda/'], l’œuvre de Nicole Gravier dialogue avec celle d’Agnès Varda dans une attention commune aux récits cachés du quotidien, à la place du féminin dans la société et à ses représentations.Description
Exposition invitation Nicole Gravier Fotoromanzo
Ended 4 May 2026
- « Un soleil écrasant. Une rue en pente au cœur d’une ville méditerranéenne. Deux corps vont à la rencontre l’un de l’autre. Lui a son couteau dans la poche et le silence pour bagage. À elle le poids de l’Histoire, et une parole à faire entendre. Elle, c’est Samira. Lui, Marin. Et puisqu’ils vont bientôt se rencontrer, puisqu’ils vont devoir se parler, on doit aussi nommer les pays : l’Algérie et la France. Alors voilà, il y a une pente, le soleil, la mer. Et, d’une rive à l’autre, des questionnements incessants, des violences à disséquer, un passé qui n’en finit jamais, le coût du pardon et celui de la culpabilité. Oui, il y a tout ce qu’on peut essayer de dire – et d’écouter. » Pente raide, 2025Description
Lecture - Performance Pente raide Samira Negrouche et Marin Fouqué, pensionnaire 2025-2026
Ended 9 Apr 2026
- Gaëtan Roussel invite Esther Abrami et Giuliano Logos pour une soirée exceptionnelle sur le belvédère de la Villa Médicis. Au programme : musique, poésie et engagement citoyen.Description
Concert - Slam Carte blanche à Gaëtan Roussel Concert et scène ouverte de poésie & slam
Ended 21 Mar 2026
- Les 2 et 3 mars 2026, l’Académie de France à Rome – Villa Médicis accueille un colloque international consacré aux dons diplomatiques à l’époque moderne et contemporaine, envisagés dans leurs définitions, mutations et processus de patrimonialisation à l’échelle globale. Ces « objets ambassadeurs » seront étudiés dans leurs dimensions matérielles, politiques et symboliques, ainsi que dans leur rôle dans la fabrique des relations internationales et la ritualisation des échanges. Le colloque s’appuie également sur des visites de lieux et fonds pertinents ainsi que sur la confrontation avec les pratiques contemporaines d’échanges protocolaires. Adoptant des visions polycentrées, le colloque encourage les regards croisés et l’analyse bilatérale ou multilatérale des sources.Description
Colloque Les dons diplomatiques
Ended 3 Mar 2026